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 La mort d'Olritch Nawad

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MessageSujet: La mort d'Olritch Nawad   Mer 29 Aoû - 12:34

Deux jours avant l’élection de Tagon Rorik au poste de Chancelier de la République

« Les nuits sur Coruscant avaient beau être interrompue par le flot incessant des appareils et autres speeder qui flottaient dans les rues, elles semblaient néanmoins aussi calme qu’une nuit dans le désert des sable près de Mos Esley, sur Tataouine. Depuis sa chambre, Liron Keck avait une vue magnifique sur les rues illuminées de la cité moyenne. Il regardait la faune locale déambuler et avait le regard plongé au-delà de tout cela, comme lorsque le regard se perd dans des flocons de neige. Il avait eut une dure journée. Etre inspecteur à l’agence de police de Coruscant n’avait rien d’une partie de plaisir. Que l’on soit humains ou non, il fallait de sacré nerf pour arriver à tenir plus d’une journée dans la précipitation et le stress des mauvais jours. D’ailleurs, comme la plupart des autres jours de travail, il revenait à des heures pas possibles et se retrouvait confronter à une inévitable et rude réalité, trouver le sommeil après pareils évènements n’était pas une chose aisée. La tension accumulée tout le long de la journée le retenait et l’empêchait de fermer l’œil de toutes ces nuits. Depuis, il perdait le nombre de toutes ces nuits passées devant la baie vitrée, à moitié conscient. Il se massait la nuque lorsque le datapad posée sur sa table de verre clignota pour signaler la réception d’un message. Il regarda sa montre, il était tard, passé le milieu de la nuit et passé la limite des heures raisonnables pour contacter n’importent qui, même un inspecteur. Il se leva, en s’appuyant avec ses mains sur le dossier de son siège en cuir noir, et accorda un coup d’œil à son datapad. Il était décidément vraiment tard. L’aspect lugubre de la pièce, lumières éteintes et la pénombre dominante, renforça l’ambiance lourde et pesante de la nuit, les lueurs de la vie nocturne éclairant de temps à autres son salon. Il désactiva la sécurité de son datapad, anodine pour un appareil sensé s’allumer au seul contact de l’empreinte de son propriétaire, mais pour un inspecteur, il s’agissait d’une nécessité. Trop de contact et d’informations confidentielles y étaient enregistrées pour risquer de se le faire voler.

Le nom du Chef Wilson s’affichait sur le Datapad. Liron soupira. Si le chef Wilson essayait de lui parler en plein milieu de la nuit, s’était que quelque chose de grave était arrivé et que sa présence était requise au poste. L’Inspecteur Liron avait beau être insomniaque depuis pas mal de temps, il n’avait pas réellement envie d’aller se promener sur les boulevards de Coruscant, même si la République allait implosé ou que le Chancelier soit accusé de haute trahison. Rien n’aurait jamais pu lui donner aussi envie de rester chez lui que ce coup de fil. Il appuya sur le boutons de communications.

« - Liron à l’écoute, que puis-je faire pour vous Chef ? » déclara-t-il d’une voix las qui retranscrivait autant son manque de sommeil que son envie d’avoir la paix.

« - Désolé de vous déranger inspecteur, mais faut que vous veniez au poste, Olritch Nawad vient d’être retrouvé mort dans son bureau. On a besoin de vous ici maintenant. » fit la voix dans l’intercom du datapad.


Olritch Nawad venait donc de mourir. Comme une larme qui coule lentement depuis son œil, une sueur froide s’empara de haut en bas de son dos. Il fallait réagir.

« - Je suis là dans dix minutes. Que personne ne touche à rien. Prévenez la direction que je me charge de l’enquête. Empêchez la presse de pénétrer sur les lieux. Liron, terminé. » répondit aussitôt l’Inspecteur.

Il ferma l’écoutille de l’intercom, verrouilla le datapad et le glissa dans la poche de son pantalon. Il se dirigea vers le frigo, attrapa une boisson froide et enfila sa veste. Il passa la porte, passa la main sous l’identificateur d’empreinte pour fermer son appartement et se dirigea vers les ascenseurs vitrés qui couraient le long de la façade du gigantesque hôtel. Une fois en bas, il se mit, sans raison ni compréhension, à courir vers la sortie et arriva en plein milieu de la foule de gens qui déambulait dans la rue. Cette même foule qu’il avait observée à peine quinze minutes plus tôt. Il eut un rire un ironique, voir cynique. Il regrettait déjà le calme de son salon. La nuit allait être plus longue qu’aucune autre. Néanmoins, c’est avec entrain et vitalité qu’il s’engagea dans la rue et se mêla avec le reste de la faune.

L’inspecteur Liron prit la première à gauche. Les appartements d’Olritch Nawad se trouvait près du sénat et Liron pouvait déjà apercevoir le gigantesque dôme depuis l’allée où il se trouvait. La nuit était éclairée par de nombreuses lampes, depuis les entrées des bars, par les multiples commerces nocturnes qui faisaient allées lampes et autres artifices. Liron croisa quelques politiciens ou compagnons de gardes qu’il connaissait et les salua d’un hochement sec de la tête, le regard perdu dans l’horizon. La place du sénat était immense et cela l’avait toujours impressionné, même après l’avoir traversé des milliers de fois pour assisté aux débats organisés au sénat. Cette place était à l’image de l’entreprise de la République. Un monde gigantesque, titanesque, géré par l’instance de plusieurs milliers de personnes. La foule commençait à se faire moins dense plus on se rapprochait du sénat. Et bientôt il put apercevoir quelques agents de sécurité Coruscanti qui établissaient un champ de sécurité près du grand batiment qui posait à coté du dôme dy sénat. La garde républicaine était présente également et donnait un coup de main à la sécurité. Il s’avanca et un garde Coruscanti se dirigea vers lui. Liron sorti sa plaque d’inspecteur, on le salua et le fit entrer. Le hall d’entré du batiment étaient illuminées de part et d’autres par les lampes de secours. La sécurité n’avait pas jugées nécessaire d’allumer toutes les lampes. Cela pouvait signifier plusieurs choses, soit il s’agissait d’une précaution pour éviter d’attirer le regard du public, soit que le Chef Wilson avait conclu la mort d’Oltritch à un suicide et n’avait pas vu l’utilité d’allumer toutes les lampes pour procéder à une recherche d’un éventuel meurtrier. Dans tout les cas, Liron devait se presser vers le bureau de l’ancien conseiller du Chancelier Skyurr. L’Inspecteur s’engagea immédiatement sur les escaliers, dépassa la salle quelques chambres d’où des habitants se penchaient depuis leur portes en voyant le flot de policier qui se déversait dans leur hall et arriva devant un petit groupe formé autour de la porte de l’appartement de a victime.. On le salua, il y avait des têtes connues et d’autres non. Le Chef Wilson l’apostropha.

« - Liron ! Vous voilà enfin. J’ai respecté votre demande, personne n’a pénétré dans la pièce, hormis la femme de ménage qui l’a retrouvé. On a réussi à contenir la presse. Nous leur avons néanmoins promis une conférence demain matin à huit heures tapantes ! »

Le Chef Wilson, la main posée sur ses hanches, ses longues cornes de Chagrian tombant sur son torse bombé, regardait d’un air sérieux l’inspecteur Liron s’approcher dans son imper marron. La peau grise de Wilson luisait dans la pénombre des bâtiments du sénat peu éclairé, et lui donnait un air animal.

Liron passa la porte. Il s’agissait d’une pièce relativement bien rangée, avec un meuble de bureau au fond de la pièce face à la vitre de transparancier et des étagères collées contre le mur. Sur certaines d’entre elles se trouvaient des papiers, la plupart du temps des livres couchés les un sur les autres. Entre certains meuble on pouvait voir un représentant le sourrire d’une jeune femme et d’un bébé. Des personnages inconnu mais qui avait dû avoir une signification pour Olritch Nawad. Quand Liron pensa à lui, il chercha le corps du coin de l’œil et le retrouva affalé sur son siège, face au bureau. Liron s’approcha de lui, enfila un gant et fit pivoter le siège sur lui-même pour pouvoir regarder de plus prêt la victime. Olritch était un pauvre petit humain. Désormais aussi livide qu’une asperge, la graisse présente sur l’entièreté de son corps s’était figé et retombait sur son corps. Il n’était pas beau à voir. Avec une brûlure sur le haut de son torse, la tête avait été décapité avec une arme à haute chaleur. La tête du Conseil reposait quelques mètre plus loin, au sol…

Etrange… Quelques jours plus tôt, l’ancien Conseiller du Chancelier Skyurr avait déclaré sa hargne face à la tournure des évènements actuels et nombreux avaient été ceux qui avaient montré leurs désaccords face à ces propos. Sa mort était-elle le résultat d’une trop grande haine face à ses parôles ? Liron ne voulait pas trop présager. Etrangement, il restait sur son bureau un datapad avec ce même discours. Les mains couvertes d’un gants, Liron appuya sur le Datapad pour écouter à nouveau le discours… »


"La paix ? Vous pensez vraiment qu’il est encore possible que la paix surgisse comme ça, du jour au lendemain ?

Non, cela ne se produira pas. La Galaxie connaît actuellement le plus long conflit de toute son histoire. Depuis plus de trois siècles( NDLR : 341 ans précisément.), les forces Sith reconstruites par Darth Ruin assiègent les mondes de la République sans que celle-ci ne parvienne à se défendre réellement. Malgré les années qui les séparent de la souveraineté de l’Umbaran, ces Sith, issus des rangs même de ceux qui se disent être les « défenseurs de la République », tuent, pillent et détruisent sans avoir pu être inquiétés par les défenses de la République. Bien sur, nos valeureux soldats ne restent pas inactifs, bien au contraire mais que peuvent-ils faire alors que leurs propres dirigeants restent inertes fassent aux invasions ?

Une seule personne porta le combat contre les Sénateurs corrompus. Celui qui contre toute attente finit par devenir Chancelier Suprême : le Maitre Jedi Skyurr ! Lui qui était un descendant du Jedi Phanius, qui devint Darth Ruin, s’éleva en défenseur des valeurs Républicaines. Sous sa souveraineté, les Sith reculèrent. Relégués aux frontières de la République, les forces des Seigneurs de l’obscurité s’écaillèrent, créant plus de tensions entre les différentes factions que de conflit contre leurs ennemis. Certains des guerriers et seigneurs Sith, rentrèrent en contact avec des Sénateurs plus ou moins influents. Ils apportaient avec eux une requête qui créa un tumulte sans précédent au Sénat. Ces adeptes du Côté Obscur, avaient une foi inconditionnelle en les valeurs défendues par la République et, ils offraient leurs services afin de combattre pour celle-ci.

L’acceptation de l’offre par le Chancelier fut, pour beaucoup, la plus grande erreur que commit Maitre Skyurr. L’Ordre Jedi vit cela comme une trahison et mit en garde le Sénat contre ces prétendus alliés. Les débats furent virulents mais l’offre des Sith finit par être acceptée. C’est ainsi que fut créée la Garde Noire Sénatoriale, défenseurs des valeurs Républicaines et adeptes du Côté Obscur. Les Jedi jugèrent la décision de Skyurr comme une trahison et radièrent le Maitre de leur Ordre. Même pas convoqué par ses pairs, le Jedi devenu Chancelier ne put assurer sa défense et il perdit toute la protection que l’Ordre pouvait lui apporter. Malgré cela, avec cette nouvelle force de frappe, la République parvint encore à repousser les Sith mais les forces hostiles du Côté Obscur possédaient encore des ressources. Plusieurs Seigneurs unirent leurs forces et ensemble, ils parvinrent à renverser la situation. De nombreuses planètes libérées depuis peu du joug des Sith, retombèrent aux mains des assaillants. Conscient du danger que représentaient ces pertes, le Chancelier Skyurr choisit de mener en personne les troupes Républicaines aux fronts. Ce fut cela, sa véritable plus grande erreur.

Les ennemis de l’ombre qu’il s’était fait, les ploutocrates du Sénat qui avaient été ses premières cibles, n’attendaient qu’une occasion de porter l’estocade. Depuis des mois, ils œuvraient en secret, répandant rumeurs et mensonges sur le Chancelier. Se servant de l’ascendance trop bien connue de Skyurr, les Sénateurs corrompus firent en sorte de créer un amalgame dans l’esprit des gens entre le respecté Jedi et son ancêtre obscur. Il n’en fallait pas plus pour que les maigres soutiens dont bénéficiaient encore le Chancelier fondent comme la glace de Hoth dans les forges de Mustafar.

L’ancien Jedi était loin, au front avec les soldats et lorsqu’il apprit les agissements de ses ennemis, il était trop tard pour qu’il puisse répliquer. Privé du soutien de l’Ordre Jedi, des politiques et même de celui du peuple, son nom fut souillé de mille et une façons, son image mise à bas. En seulement quelques jours, le Sénat adopta sa déchéance du poste de Chancelier et lança un mandat d’arrêt contre lui. Il était désormais l’être à abattre. Pour tous, Skyurr était devenu le responsable de tous les malheurs de la République… Il n’eut d’autre choix que de fuir. S’il revenait sur Coruscant, il serait arrêté. S’il restait sur un monde Républicain, les forces de la Garde Noire Sénatoriale lâchées sur sa trace le retrouveront et alors il connaitrait pire que la mort. Non, il n’avait d’autre choix que de fuir loin de ce qu’il avait juré de protéger envers et contre tous.

Olritch Nawad fit une pause. L’émotion était visible sur son visage et lorsqu’il reprit la parole, c’était d’un ton qui se voulait plus ferme.

Pendant des mois, l’Umbaran parcouru les mondes les plus hostiles. Souvent il faillit être capturé mais, même si l’Ordre l’avait chassé, il demeurait un Jedi et un combattant de première classe. Je suis persuadé que même lui, ignorait combien de temps aurait pu durer sa fuite s’il n’avait pas fini par faire halte sur Arkania. Ce caillou gelé, loin du cœur de la République et ancien monde Sith, représentait au début qu’une escale mais, c’était sans compter sur l’état d’esprit particulier de ce peuple puissant. Cible de choix des Sith lors des premiers temps de la guerre, Arkania avait toujours réussi à maintenir sa souveraineté et à repousser l’envahisseur. Et pour cela, jamais elle n’avait bénéficié de l’aide de la République ! Jugé trop éloigné de Coruscant, le Sénat avait toujours préféré protéger des mondes plus proche d’eux même s’ils étaient bien moins important.

Il n’en fallait pas plus pour qu’un sentiment anti République ait vu le jour au sein de ce monde et l’arrivé du Chancelier déchu leur ouvrit de nouvelles opportunités. Skyurr avait eu du temps pour établir un projet, certes d’une envergure démesurée, mais qui ne pouvait que plaire aux Arkaniens. Le but de l’ancien Chancelier était avant tout d’en finir avec les Empires Sith qui malmenaient la Galaxie mais il gardait en mémoire les actions que le Sénat avaient entreprises à son encontre et, il comptait bien éradiquer la menace que les Sénateurs corrompus représentaient aussi.

Coruscant, d’ailleurs, finit par découvrir la présence de celui qui était maintenant considéré comme l’ennemi numéro un sur Arkania. Malheureusement pour les Sénateurs qui dirigeaient toujours, ils ne pouvaient pas agir au risque de devoir déployer une force de frappe d’une envergue démesurée. Ils auraient bien sur pu envoyer un contingent de la Garde Noire Sénatoriale mais, la réplique Arkanienne aurait été violente. Il leur fallait aussi, prendre en considération les conséquences qu’il y aurait eu sur Coruscant même. Depuis la défection de Skyurr et la montée en puissance de la Garde Noire, les relations entre le Sénat et l’Ordre Jedi n’étaient plus cordiale. Bon nombre de Jedi voyaient toujours d’un mauvaise œil l’utilisation de Sith à des fins militaires mais, plus encore, de nombreux Jedi considéraient comme un honte les accusations portées contre un ancien membre de leur Ordre. Des rumeurs circulaient déjà sur le fait que certains Chevaliers ou Padawan, amis ou anciens élèves du Maitre, auraient désertés les rangs des Jedi pour chercher à rejoindre Skyurr. Devant tous ces risques, les Sénateurs durent se faire une raison : l’ex Chancelier devait vivre.

Les années passèrent. Alors que la République s’enlisait toujours plus dans des affrontements stériles contre les Sith, le projet qui avait vu le jour sur Arkania prenait forme. La planète s’était armée, équipée et avait mené une vaste campagne de recrutement auprès des mondes qui étaient leurs alliés. Les Jedi déserteurs faisaient dorénavant parti du mouvement qui prit le nom d’Alliance Jedi et le Conseil Jedi sur Coruscant ordonna leur bannissement de l’Ordre. Se considérant désormais assez puissant pour se faire connaître, Arkania fit sécession de la République, s’auto proclamant Consulat Arkanien et Skyurr, quand à lui, fut nommé Premier Consul. Fort de l’appui de centaines de système environnement, le Consulat se porta à l’assaut des Empires Sith et frappa fort. Il engendra victoire après victoire, de telles sortes que certains Sith virent en Skyurr le retour de Darth Ruin. Des guerriers Sith vinrent se présenter au Consulat Arkanien et offrirent forces et servitudes à celui qu’ils considéraient comme un leader puissant. De nouveau, l’ancien Chancelier dut choisir entre son enseignement de Jedi et l’attrait d’une force de frappe conséquente. Ce fut la raison qui l’emporta et les Sith désireux de s’allier avec lui prirent place dans le Consulat en tant que Légion Sith. Les mondes conquis par ces Seigneurs Sith adhérèrent donc au Consulat eux aussi et bientôt, ce fut une organisation plus que capable de rivaliser avec la République qui s’érigea.

Aujourd’hui, quatorze ans après la naissance du Consulat Arkanien et plus de trois siècles après le retour des Sith ( NDLR : 341 ans précisément.), leurs Empires se sont effondrés. Leurs Empereurs ont vu leurs espoirs de pouvoir prendre le titre de Seigneur Noir réduits à néant. Traqués, capturés ou abattus par les forces de la République et du Consulat, ceux qui ont voulu survivre ont du fuir et s’isoler dans les régions sauvages. Alors que l’élection d’un nouveau Chancelier de la République est en cours, le Consulat Arkanien peut désormais se pencher sur son désir d’éradiquer la corruption du Sénat et si aucuns conflits véritables n’a encore vu le jour entre les deux super puissances, plus rien ne saura retarder la chose…
"
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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Dim 2 Sep - 20:47

Et dire que j'aurais préféré que tout aille bien. Oh, bien sûr, la Chancelière allait bien. En ce moment même, elle devait être dans l'immense caserne des forces armées Coruscanti avec ses deux gorilles Hapiens. Non, en fait j'étais fatiguée et ennuyée car je n'avais pas réussi à mettre la main sur la Garde Sénatoriale. Et je n'avais pas plus réussi à prendre contact avec la Citadelle de la Garde sur Metellos. Un brin chiant, tout ça. Mais bon, ils attendraient, mes cousins Sith. J'étais ensuite retournée au Temple Jedi pour récupérer toutes mes affaires et, voyant l'heure avancée, je me suis adonnée à une Méditation du Vide dans la Salle aux Mille Fontaines. Oui, j'avais été harcelée par les médias, les politiciens et les admirateurs de Rorik jusqu'à six heures du matin, et le seul remède contre une nuit blanche était une bonne méditation d'au moins trois heures. Et je suis partie, pour emménager dans la suite que m'avait offerte la sénatrice Djannis.

C'était pas mal du tout. Plateforme personnelle pour poser mon vaisseau, système de sécurité dernier modèle, proche de la perfection. J'ai rapidement visité. La majeure partie était un grand salon dont le toit et les murs n'étaient que des parois de transparacier. Il y avait là un grand écran mural avec une table basse et un divan, plus loin une grande table pour les repas, avec à côté une cuisine-bar avec comptoir ouvert sur le salon. Enfin il y avait, dans le salon, un holoprojecteur à échelle réelle. J'ai inspecté les autres pièces. Une chambre avec un grand lit et deux grandes penderies, et un accès à une salle de bain avec une grande douche circulaire et une baignoire avec fonctions jacuzzi, massage et bains moussant. Exquis. Je n'ai pas hésité. J'ai jeté ma combi républicaine dans un coin de la chambre, retiré vêtements et sous-vêtements, et me suis fais couler un bain moussant dans lequel j'ai lentement, délicatement, et avec délice, glissé mon corps nu et collant de sueur. J'y suis restée une bonne demi-heure. Quand je suis sortie, je me suis sortie, je me suis séchée et me suis regardée dans la glace. Je me suis touchée le visage des deux mains, avant de redescendre lentement, passant par le menton, le cou, la poitrine et ses deux mamelons roses et hérissés, le ventre longiligne et courbé, jusqu'aux cuisses et à l'entre-jambes parfaitement épilé. N'importe quel homme se serait jeté sur moi sans la moindre hésitation. Mais moi je ne voyais que mes tatouages, rouges comme le sang de tous les innocents que j'avais tués dans le passé. Un sang qui restait collé sur mes mains, malgré tous mes efforts pour me racheter. Maudit soit Togan, même mort, et son toutou de Woonsen...

Je me suis calmée, et j'ai quitté la salle de bain, vêtue uniquement d'un peignoir de soie argenté s'arrêtant à mi-cuisses. Je me sentais propre, et prête à affronter cette nouvelle journée. Des droïdes de service se pressaient pour finir de ranger mes affaires dans les endroits prévus à cet effet. Je me suis préparée une tisane Lorrdienne et je me suis assise sur la canapé, jambes croisées, mon datapad sur les genoux. ODIN a alors refait surface.

- Des rendez-vous de prévus, Mademoiselle?

- Un peu, oui. Maintenant que je bosse à mi-temps pour Rorik, je suis aussi un peu sa déléguée en cas d'absence ou d'imprévu.

- Quel est le programme?

- Je crois que je vais d'abord aller au Centre Médico-Galactique. Ils manquent de fonds et de matériel depuis une dizaine d'années, et je pense qu'une petite visi...

- Mademoiselle, un appel sur votre holocomm de salon.

- Mmhh... Passe-le.

Je me suis levée et me suis plantée devant le projecteur. Une image bleutée est apparue, d'abord floue, puis très nette. Un petit homme, en imperméable marron, à la mine sérieuse, est apparu devant moi.

- Maître Thysdal? Je me présente : inspecteur Liron Keck, de la Brigade Criminelle de Coruscant.

- Enchantée, inspecteur. Je parie que c'est Rorik qui vous a demandé de m'appeler, non?

- Tout juste. Elle m'a conseillé de vous contacter, à propos du meurtre d'Olritch Nawad. (Son visage se crispa légèrement.) Je crains que le meurtrier ne cherche désormais à s'en prendre à elle.

- Je vois. Donc, comme je suis chargée de la sécurité de la Chancelière, je dois trouver ce tueur. Et pour trouver ce tueur, je dois vous aider dans votre enquête. C'est bien cela?

- Il me semble qu'on ne puisse rien vous cacher, en effet.

- Très bien. Dans ce cas je vous retrouverais sur la scène du crime, histoire de me mettre au parfum.

- Entendu. Je vous y retrouve dans une heure.

L'image disparu. Enfin, les affaires reprenaient! Une petite traque aux meurtriers pour se mettre en forme. Je suis allée dans ma chambre et ai quitté mon peignoir. J'ai enfilé de nouveaux sous-vêtements, ma tenue moulante blanche et rouge, mes bottes, gants et brassards, attaché mes cheveux en une longue tresse serrée, agrémenté mon joli minois d'une légère touche de maquillage, et me suis saisie de ma ceinture avec mon équipement et mes sabres laser. J'ai verrouillé la suite en sortant, je suis montée dans le Crimson Lady et j'ai mis les gaz. Une affaire criminelle, c'était une expérience nouvelle pour moi. Et je comptais bien être à la hauteur.

____________________________________________________

La Force m'apporte la Sérénité et l'Harmonie.

Par la Sérénité et l'Harmonie, j'endigue ma Haine et mes Passions.

Par le contrôle de ma Haine et de mes Passions, je touche la Lumière.




DC
Kat Revan // TH-01


Dernière édition par Jayna Thysdal le Jeu 4 Oct - 12:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Mar 4 Sep - 15:03



L’aero taxi fila au travers du trafic intense et régulier de Coruscant. Le trajet entre le Sénat et le Temple Jedi n’était guère important, les deux Jedi auraient pu facilement le faire à pied mais, le Caamasi ne semblait pas vouloir marcher. Tout le long du trajet, il était resté silencieux, semblant perdu dans ses pensées. Caine n’avait pas osé le troublé en prenant la parole, de toute manière il n’avait pas grand à dire. L’entretien qu’ils avaient eu avec la Chancelière avait semblé intéressant mais l’humain avait du mal à en saisir toutes les importances. Il savait qu’il lui faudrait prendre plus de part dans la partie politique de l’Ordre s’il voulait gravir quelques échelons mais, pour l’heure, il demeurait un combattant.

Enfin, ils arrivèrent à destination. Maitre A’Kla laissa à son cadet le soin de payer la course sur les crédits de l’Ordre et commença à avancer vers le temple. Caine trottina derrière lui pour le rattraper.

- « Caine, mes devoirs de membres du Conseil vont m’accaparer pendant quelques jours. Tu auras donc quartier libre pendant quelques temps. »

- « Bien Maitre. Cela fait longtemps que je n’ai pas pu vaquer à des occupations personnelles. Avec de la chance, Maitre Saar sera au temple et j’aurais plaisir à partager avec elle. »

- « Très bien, il est toujours bon qu’un Maitre et son ancien élève se retrouve. »

Une fois passé les immenses portes séparant le vénérable Temple Jedi du reste de la cité galactique, les deux Jedi se séparèrent avec courtoisie, conscient que le front les rappellera bientôt.

Caine regarda l’heure à son chrono, la soirée était déjà bien entamée. Il avait hâte de savoir si son ancien mentor était présent. Il se dirigea alors vers l’aile où s’organisait toute la vie de l’Ordre Jedi. En ces lieux, les régisseurs des missions des différents Maitres ou Chevaliers œuvraient sans pauses, quasiment jours et nuits. Une organisation comme l’Ordre Jedi requerrait de grand talent pour assigner les tâches à la multitude d’être qui dépendait d’elle. L’humain se dirigea vers le petit bureau qui semblait servir d’accueil. De part ses fonctions auprès de Maitre A’Kla, Caine dépendait directement du Conseil Jedi et n’avait donc eu que rarement de contact avec les régisseurs. Il interpella le weequay qui s’activait au dessus de différents écrans.

- « Excusez-moi, peut être pourriez-vous me renseigner ? »

Le Jedi releva la tête de son activité et observa son homologue un instant avant de répondre.

- « Je suis Maitre Limba, régisseur en chef. Je peux certainement vous aider Jedi… »

- « Enchanté Maitre Limba, je m’appelle Caine Lornan et j’aurais souhaité savoir si Maitre Iella Saar se trouvait au temple Jedi en ce moment. »

- « Maitre Saar me dites-vous ? Attendez un instant Maitre Lornan, je vérifie. »

Le weequay rebaissa la tête un instant sur ses écrans et effectua quelques recherches. Au bout d’un certain temps, il regarda de nouveau dans la direction de Caine. Quelque chose dans son regard semblait étrange.

- « Je suis désolé Jedi Lornan, Maire Saar ne se trouve pas sur Coruscant en ce moment. Nous n’avons…»

Il ne finit pas sa phrase, il semblait véritablement contrarié.

- « Que se passé t-il Maire Limba ? Est-il arrivé quelque chose à Iella ? »

- « En réalité, nous l’ignorons. Maire Saar n’est pas revenue de sa dernière mission. Elle nous a averti l’avoir exécuté correctement mais elle n’a pas donné signe de vie depuis lors. Je suis désolé de ne pouvoir vous en dire plus. »

Caine baissa la tête, réfléchissant à ce qu’il venait d’apprendre. Qu’avait t-il pu arriver à Iella pour qu’elle ne reprenne pas contact avec le Temple ?

- « Pourriez-vous me dire en quoi consistait sa dernière mission ? »

Le weequay posa son regard un instant sur l’écran.

- « Il s’agissait d’une mission tout à fait ordinaire, sans grand danger. Maire Saar était chargé d’une négociation entre deux chefs d’industrie sur Koros Major, à la demande de l’Empereur Vocta. Aux dernières nouvelles que nous avons, les choses s’étaient déroulés de manière tout à fait normale et la mission avait été remplie. »

- « Personne n’a été envoyé à sa recherche ? »

- « Non. Cela n’a pas été jugé utile pour l’heure. Des missions bien plus importantes retiennent l’attention de l’Ordre. »

Caine retint la réplique sanglante qui lui venait et s’efforça de sourire en prenant conge.

- « Evidemment. Je vous remercie pour tous ses renseignements Maitre Limba. »

Sans perdre plus de temps, l’humain s’éloigna et reparti en direction d’une autre aile du Temple. Il était plus que perplexe quand à la disparition d’Iella. Il n’était clairement pas dans ses habitudes de ne pas donner signe de vie, à moins qu’elle ne soit sur une mission particulière, ce qui n’était visiblement pas le cas. Aurai-elle reçu une mission de la part du Conseil ? Maire A’Kla aurait sûrement averti Caine dans ce cas et s’il par malheur, il lui était arrivé quelque chose, le chevalier était persuadé que la Force l’en aurait averti. Le lien qui unissait un élève et son Maitre était puissant.

Toujours perplexe, Caine se dirigea vers le réfectoire. L’heure avançait et son estomac commençait à se manifester. Il se servit quelques tranches de nerfs de bantha, accompagnées de bais sauvages d’Ondéron. La nourriture était délicieuse mais son esprit perturbé ne lui permit pas d’en profiter pleinement. Il ne pouvait s’empêcher de penser à Iella. Il avalait son repas rapidement et se remit en chemin. Il hésitait sur la conduite à tenir. Désormais, la nuit était bien entamée et la plupart des Jedi présents au temple avait rejoint leur quartier pour se reposer. Caine sentait que le sommeil ne l’accueillerait pas, trop de pensés confuses emplissaient son cerveau. Au lieu d’aller dans ses quartiers, il décida donc de se rendre à la salle d’entraînement de l’aile où il se trouvait. Beaucoup de Jedi se serait plongé dans une méditation contemplative afin de faire le vide dans leur esprit. Caine, lui, préférait un style de méditation plus énergique.

Vu l’heure, il ne s’attendait pas à trouver du monde dans la salle d’entraînement, ainsi fut-il surpris d’y voir trois personnes. Dans un coin de la salle, se trouvaient un jeune padawan qui s’entraînait aux mouvements de la forme trois sous le regard bienveillant de son maitre. Dans un autre coin, un nikto répétait les chorégraphies de combat propres au Teräs Käsi. Caine alla à l’écart afin de ne pas perturber leurs entraînements ou être lui-même dérangé. Il se débarrassa de sa bure, qu’il pliait soigneusement avant de la poser sur le sol et ôta aussi sa tunique, restant torse nu pour une meilleure mobilité. Il s’agenouilla alors, tenant son Sabrelaser droit devant lui. Avec une légère pression sur l’interrupteur, la lame aux couleurs d’or prit vie.

Plongeant son regard au coeur de la lame, il se concentra sur la Force. Grâce aux propriétés propres du cristal qui alimentait son Sabre, Caine avait parfois des visions d’évènements futurs et espérait pouvoir découvrir ce qui était arrivé à Iella. Une fois qu’il considéra être dans le bon état d’esprit, il se leva d’un mouvement sec et se mit en position de combat. La jambe gauche tendue vers l’avant, la droite légèrement replié, il gardait les deux mains sur la poignée de son arme pointant la lame vers le bas à proximité de son visage. Il resta ainsi quelques instants, n’étant pas conscient du regard que le padawan fixait désormais sur lui.

Sans que rien ne signale le départ, Caine s’élança. Forçant sur sa jambe d’appuie, il commença avec des enchaînements typiques de juyo, la forme agressive qu’il avait réussi à maîtriser. Une fois que son corps fut suffisamment échauffer, il commença à ponctuer ses frappes violents par des mouvements plus amples et rapides issus du sokan. Petit à petit, il commençait à donner vie à son style propre né d’année d’entraînement aux arts du combat dans lequel il mêlait adroitement l’agressivité du juyo à la rapidité et la précision du sokan. C’était cela, qui faisait de lui, l’un des plus grands épéistes de l’Ordre Jedi. Il n’eut aucune idée du temps qu’il passa ainsi, à faire se succéder toutes les postures qu’il connaissait mais lorsque enfin il s’arrêta essoufflé, il constata que les autres Jedi avait quitté la salle d’entraînement.

Caine resta un instant interdit après sa séance. Son corps était luisant de sueur et sa poitrine se soulevait à un rythme élevé sous l’effet des efforts auxquels il s’était soumit. Malheureusement pour lui, à part l’avoir physiquement épuisé, sa séance d’entraînement n’avait en rien chassé les troubles qui hantaient son esprit. A chaque fois qu’il avait tenté de voir Iella dans la Force, il n’avait été confronté qu’à des ténèbres intenses. Il était désormais certain que quelque chose n’allait pas et qu’il lui fallait découvrir ce que c’était. Décidé, il renfila ses vêtements et prit la direction de ses quartiers. Une fois sur place, il se glissa prestement dans la vapo douche afin de se débarrasser de la sueur de son entraînement et passa des vêtements propres par la suite. Avant de pouvoir s’élancer à la rescousse de son ancien mentor, il lui faudrait obtenir l’autorisation du Conseil afin qu’il puisse s’absenter de ses fonctions.

Au moment où il allait enclencher le communicateur, il s’aperçut que celui avait reçu un message. Il activa l’appareil et vit apparaître le visage de Maitre A’Kla.

- « Caine, ma présence auprès du Conseil Jedi devra être plus longue que prévu. Nos discussions sur la nouvelle situation de la République sont complexes et requiert la présence de tous les membres du Conseil. En attendant que nous repartions sur le front, nous souhaiterions obtenir ton aide pour une affaire important qui a été portée à notre attention. Olritch Nawad, le conseiller de l’ancien Chancelier Skyurr, a été retrouvé décapité dans ses appartements. L’arme utilisée semble être une arme énergétique.
Nous souhaitons qu’un Jedi assiste les officiers en charge de l’enquête et nous nous sommes arrangés pour que tu puisses avoir accès au corps de la victime. Personne n’est plus qualifié qu’un Jedi pour reconnaître une blessure de Sabrelaser et si cela s’avérait exact, il te faudrait agir avec la plus grande prudence.
Le Conseil compte sur toi Caine. Que la Force soit avec toi ! »


L’humain resta pensif un instant après avoir écouté le message. Il était apparemment hors de question qu’il puisse partir à la recherche d’Iella pour l’instant, la mission du Conseil se devait d’être prioritaire. Sans perdre plus de temps, ni prendre de repos, il quitta ses quartiers et le Temple Jedi pour s’orienter vers le centre de sécurité de Coruscant…

© Caine Lornan


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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Lun 10 Sep - 20:04

Le vaisseau s'est lentement approché du quartier du Sénat. Le bureau d'Olritch Nawad se trouvait là. Si j'avais su, je serais restée sur place toute la nuit. Mais, bon, ainsi va la Force, comme disent les anciens. En vérité, ce qui m'occupait le plus l'esprit, c'était de savoir ce que pensais le Conseil à propos de mon engagement avec la Chancelière. En théorie, je dépendais de l'Ordre Jedi avant tout. Mais j'avais été tellement flattée, honorée par la proposition de Rorik, que je n'y avais pas du tout pensé sur le moment. De toute manière, j'avais donné ma parole à la Chancelière, et je ne faisais jamais de promesses que je ne pouvais pas tenir. Je servais la République, la démocratie, et non plus seulement l'Ordre. Que le Conseil vienne me dire le contraire, et je n'aurai pas à chercher très loin pour le contredire. L'enseignement Jedi disait que nous étions au service de tous, et pas uniquement de quelques uns. Dans mon cas, c'était valable aussi.

Mon vaisseau s'est posé sur une des plateformes du Sénat. Je me suis rendue à l'intérieur, traversant salles et couloirs à toute allure. Sur mon datapad, je consultais le rapport de police sur la mort de l'ex-conseiller. *Décapité par une arme énergétique dégageant une forte chaleur...* Une longue phrase bateau pour éviter de parler de sabre laser. Décidément, on tombait bien bas. Quand j'ai eu terminé de lire le rapport, je me suis rendu compte que je venais d'arriver devant le lieu du crime. Deux officiers de la police Coruscanti se trouvaient devant la porte. Inutile de s'identifier, ils me laissèrent passer rien qu'en voyant mes sabres accrochés à ma ceinture. Je suis entrée, et un homme en imperméable est venu à ma rencontre. Je l'ai immédiatement reconnu.

- Inspecteur Keck.

- Maître Thysdal. Je suis heureux de vous rencontrer, malgré les circonstances.

- Je suis moi-même heureuse de pouvoir vous prêter main forte. Quel Jedi pourrait fermer les yeux sur un tel acte? (J'ai marqué une pause, comme si la Force nous avait soumis tout les deux à une minute de silence.) Où a été retrouvé le corps?

- Par ici, suivez-moi.

Il s'est éloigné dans la pièce d'à côté, et je me suis exécutée. Nous sommes entrés dans le bureau, où se trouvaient déjà deux autres policiers. Chaque élément, chaque meuble, chaque objet pouvant être potentiellement intéressant portait un numéro en holo-image. Keck me décrivit la scène telle qu'elle avait été découverte, trois jours plus tôt. Le corps d'Olritch Nawad avait été retrouvé dans son fauteuil, sa tête un peu plus loin, sur le sol. Plaie cautérisée, pas d'effusions de sang, pas de signes de lutte. Une exécution rapide, commise avec un sabre laser. Pas de signes apparents de la présence d'un autre en ces lieux au moment du crime. Comme si la Force elle-même était descendue pour lui ôter la vie. Mais, une chose importante manquait ici, en fait.

- Où est le corps?

- Au Service Médico-Légal de la Brigade. Le Jedi Caine Lornan a été convoqué là-bas pour inspecter le corps de la victime. Et peut-être participer à l'autopsie, s'il le souhaite...

- Je vois.

- Puis-je vous demander quelles sont vos premières suppositions?

- Eh bien... Il s'agit d'un assassinat, commis par une personne maniant le sabre laser. Or on ne voit que les utilisateurs de la Force en faire usage. (J'ai commencé à faire le tour du bureau.) C'est une exécution sommaire, et la technique de mise à mort est le Sai Cha. Peu probable qu'il s'agisse d'un Jedi, que ce soit de notre Ordre ou de l'Alliance.

- Mmh... Un Sith? La Légion? La Garde?

- Vous ne faites pas confiance à la Garde Noire, inspecteur?

- Pas vraiment. Ce sont des Sith.

- Être Sith est une religion, comme être Jedi. Moi-même, je préférerais un Sith respectant et reconnaissant les valeurs de la République à un Jedi prônant la mort absolue de ses ennemis comme seul vecteur de paix.

- Mouais...

Amusant. Cet inspecteur redoutait les Sith. Simple effet de culture de masse, en fait. Pour beaucoup, les Sith étaient le visage même du Mal. Pourtant, il existait d'autres êtres profondément malfaisants dans cette Galaxie. Les Rakata et leur Empire Infini des temps anciens, les Anzati, les Hutts. Le Mal s'exprimait de bien des manières, et le Côté Obscur de la Force n'en était pas l'essence même. Contrairement à ce que bien des personnes croyaient, il n'était en réalité qu'un outil plus aisé à contrôler que le Côté Lumineux aux yeux de certains utlisateurs de la Force, comme les Sith. Mais tous n'étaient pas cruels malgré cela.

- Alors? s'impatienta-t-il.

- La Garde Noire existe grâce à Skyurr, et son existence est déjà controversée sans en plus qu'elle ne soit accusée d'assassinat.
»La Légion Sith du Consulat ne pourrait pas l'avoir fait. Sauf dans le dos de Skyurr. Et c'est un risque sacrément énorme.


- Mais ça reste possible. Ils cherchent à nous troubler, nous aveugler. Il se pourrait bien qu'ils aient voulus mettre cet assassinat sur le compte de la Garde Sénatoriale. (Il n'aimait pas la Garde, mais les autres Sith encore moins.) Et ainsi créer une division au sein de la République. Nous affaiblir avec un nouveau schisme.

- Certes. Et les quelques Sith encore indépendants auraient pu avoir la même idée.

- Les Vestiges? Je croyait qu'ils avaient été...

- Anéantis? C'est ce dont tout le monde tente de se persuader. Mais ils existent encore. Avez-vous écouté les dernières nouvelles? Ce Sith qui a empoisonné la Roue, ce Mortuus, en est un bel exemple.

- J'en ai entendu parler, oui. Et je trouve tout ceci... troublant.

- Ce n'est rien de le dire. Je connais ce genre de fourberie. J'ai été Sith, je sais de quoi ils sont capables. Surtout ces Seigneurs indépendants, qui se disent tous héritiers du dernier Empire Sith.

Liron était réellement troublé. Moi, j'ai continué à fouiller et analyser la pièce. Tout était parfaitement en ordre, comme figé dans le temps et l'espace. Un statisme bien trop exagéré à mon goût. J'ai attentivement examiné le fauteuil et le bureau, et ils étaient comme le reste. Parfaits dans leur posture, j'aurai pu peindre ce bureau tel qu'il était. Mais tout semblait trop parfait. Et pourtant, comble de la frustration, rien ne me permettait de confirmer mon ressenti. J'ai demandé à l'inspecteur si tout avait été conservé dans l'état où ça avait été découvert. Réponse affirmative. J'ai inspecté un meuble en bois sombre, et plus particulièrement les objets posés dessus. Et mon attention fut soudain attirée par le détail qui tue. Enfin, façon de parler. Une absence au milieu de la fine couche de poussière recouvrant le meuble. De forme triangulaire. J'ai tendu la main vers cette marque, fermé les yeux, et je me suis concentré pour utiliser le don de Précognition. Je l'ai ressenti, un léger filet de Force résiduel. À la fois surprise, satisfaite et inquiète, j'ai appelé Keck, qui s'est approché.

- Inspecteur, savez-vous si Olritch Nawad avait pour habitude de conserver des reliques particulières? Comme des holocrons en forme de tétraèdre?

- Non, je... (Il remarqua la marque sur le meuble.) Ce n'est pas possible!

- Il faut croire que si. Il reste un résidu de Force ici.

- Mais qu'est-ce qu'un homme comme lui aurait pu faire d'un... holocron?

- Les holocrons de cette forme renferment généralement les esprits des Seigneurs Sith du passé. Mais ils peuvent aussi être source de savoir, d'enseignements, et servir de base de donnée sécurisée et inviolable, l'idéal pour cacher d'importantes informations.

- Vous pensez que...

- Que l'ex-consultant présidentiel Olritch Nawad détenait des informations et des fichiers très importants, voire très sensibles, qu'il semblait garder ici.

- Et celui qui l'a tué détient cet holocron.

- Mmh... La Force se trouble à mesure que j'essaie de comprendre, inspecteur. Si vous le permettez, je vais me retirer dans mon vaisseau et méditer, pour me recentrer. Je vous conseille de rejoindre le Chevalier Lornan à la morgue, et de lui faire part de nos découvertes.

Liron Keck acquiesça d'un signe de tête, puis nous nous sommes séparés. Je suis retournée à bord du Lady, j'ai dit à ODIN que je ne voulais pas être dérangée, et je me suis agenouillée dans la salle de vie circulaire du vaisseau. J'ai fait le vide en moi, puis autour de moi. Je me suis projetée dans la salle, à travers les parois du vaisseau, dehors, dans le Sénat, de plus en plus loin, jusqu'à englober Coruscant. En m'appuyant sur la puissance émergeant du fourmillement des milliards de vies de la planète, je me suis connectée à la toile d'énergie de la Force Unificatrice, sous-tendant l'Univers tout entier, et tout ce qui existait. Je me suis concentrée sur la Force et les filaments ondoyants d'énergie pure qui la composaient et façonnaient chaque être vivant. Je me suis projetée dans l'avenir, dans l'espoir que l'infinie sagesse de la Force me guiderait sur cette enquête, me donnerait la vision qui me permettrait de dénouer le mystère de cet holocron. Et au lieu d'une quelconque réponse, d'un signe, même anodin, je fut noyée dans l'obscurité, l'obscurité, l'obscurité...

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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Mar 11 Sep - 11:45

Le Silver Tercel atterrit avec grâce, se posant dans un des hangars du Temple Jedi.
Vegen ferma les yeux et inspira profondément. Des images lui obscurcissaient l'esprit. Toujours les mêmes. La base, les cellules, le Sith. Il serra les poings. Le murmure se faisait encore entendre,
" Tu es faible."
Non, il n'était pas faible, cela faisait trois ans maintenant, trois ans qu'il s'entrainait sans relâche, développant sa maitrise de la Force, sa perception, sa compréhension de cette Entité invisible. Il avait amélioré ses talents de duelliste, refusant de revivre ce moment de faiblesse. Ses doigts effleurèrent le sabre de son ancien maître.
Vegen secoua la tête. Il ne devait pas avoir de telles pensées. La vengeance menait au côté Obscur, il le savait. Le jeune Chevalier Jedi repoussa ses émotions au fond de son esprit, là où elles étaient enfermées depuis cette fameuse nuit. Il désactiva l'alimentation des réacteurs, ouvrit la rampe d'accès du vaisseau et se leva de son siège. Une voix familière l'interpella.


" - Maître Vegen, une communication du Conseil Jedi. "

C'était Spak, son droide d'analyse. Vegen eut de nouveau une bride de souvenir qui s'empara de son esprit. Mais celle-ci était plus chaleureuse. Il revit ce petit droide, penché sur son visage. Spak l'avait trainé hors de la base Sith, il l'avait soigné du mieux qu'il avait put, avec une des seringues de médipack qu'il cachait dans ses doigts. Vegen revoyait son maître emmené le petit droide chez un vendeur de Coruscant, réputé pour ses talents de mécanicien. Spak était une petite merveille modifiée. A la base restreint au simple accès des données du Temple Jedi, Spak pouvait maintenant infiltrer un système sécurisé. Ses doigts avaient été modifiés, ses deux "pouces" pouvant lui permettre l'accès à un terminal, tandis que ses "index" abritaient chacun un petit laser, d'une portée pas plus grande que quatre mètres mais très utile, et enfin ses "majeurs" où se trouvait les seringues médicales.

" - Maître ? Dois-je décliner la rencontre ?
- Non, je vais aller les voir. Merci Spak.
- A votre service.
"

Il fallait vraiment que le Jedi fasse un effort, il ne pouvait pas laisser les émotions affluaient comme cela, surtout la Nostalgie. Elle le conduisait inévitablement vers la Peine, puis la Colère et enfin la Vengeance. Ils descendirent du vaisseau, Vegen referma la rampe avec la Force et s'avança d'un pas décidé vers l'ascenseur le plus proche.
Il n'aimait pas rencontrer le Conseil. Il n'aimait pas leur manière d'interpréter son esprit, et de l'avertir sans cesse des dangers du côté Obscur. Le Jedi savait tout ça, il n'avait pas besoin qu'on le lui rabâche sans arrêt, ça ne faisait que l'envahir d'un sentiment de frustration. Sa bure flottait dans le vent, le temps était nuageux. Il avait rabattu la capuche, comme à son habitude. Le visage caché dans l'ombre, il appuya sur l'interrupteur et attendit. Les quelques personnes présentes lui jetaient des regards intrigués. Comme plusieurs autres Jedi, Vegen était populaire, ou plutôt connu. Un serviteur de la Lumière à l'apparence obscure, cela faisait forcément jaser. Etrangement il pensa à Jayna et Caine, deux Chevaliers, comme lui, qui avaient goûté à l'Obscur.
L'ascenseur arriva, il entra dedans et demanda à Spak de faire le nécessaire pour que le Tercel soit opérationnel. Les portes se refermèrent et il commença l'ascension. Il médita sur la future entrevue, refoula toute émotion qui pourrait le trahir et laissa son regard errait sur la ville de Coruscant.
Il avait toujours aimé cette effervescence qu'hébergeait la vaste planète-ville. La multitude de vaisseaux, l'activité constante... Il se sentait chez lui.
Les portes s'ouvrirent et il pénétra dans la pièce, marchant jusqu'à se placer au centre du cercle des vénérables Jedi.

" - Que nous rapportes-tu comme nouvelles de la Bordure Extérieure, jeune Jedi ?
- Des nouvelles inquiétantes, j'en ai peur, Maître Nalrac, le Consulat Arkanien forcit. Je ne saurais prétendre connaître les intentions du Premier Consul, mais le fait est là.
- Effectivement, tu n'es pas le premier à revenir avec cette constatation. Je crains que la situation ne soit en train de s'envenimer progressivement.
- Que voulez-vous dire ? Que s'est-il passé ?
- Olritch Nawad est décédé. Mort par un sabre-laser.
- L'ancien conseiller de Skyurr ? Etrange. Est-ce que les Jedi ont déjà commencé les investigations ?
- Oui, j'ai envoyé Caine Lornan étudier le corps de la victime, et nous avons appris que Jayna Thysdal avait également pris part à l'enquête.
"

La réponse intrigua le jeune Jedi. Caine et Jayna ? Les deux Chevalier à qui il avait pensé quelques minutes auparavant ?

" - Tu semble soucieux, Vegen.
- Oui, maître. Il se trouve qu'avant de vous rejoindre, j'ai eut une pensée soudaine pour ces deux Jedi.
- Peut être la Force essaye-t-elle de te communiquer quelque chose ?
"

Vegen tourna son regard vers un autre membre du Conseil. Il pouvait voir la réflexion derrière le regard profond et serein.

" - Quel est votre avis, maître ?
- Cette pensée n'était pas anodine, la Force a interagit avec toi, jeune Jedi. Tu devrais les rejoindre et participer à cette enquête.
- Je suis d'accord, il faut régler cette sombre affaire, et ramener la paix sur le Sénat. Va Vegen, et que la Force soit avec toi.
- Bien, maîtres.
"

Le Jedi s'inclina sommairement et repartit. Le meurtre de Nawad lui semblait étrange, surtout si le tueur était un utilisateur de la Force. Un Sith ? Vegen ne voulait pas laisser ses propres préjugés interféraient avec l'enquête. Il se promit de faire de son mieux pour rester objectif.
Le Conseil lui avait conseillé de se rendre au Sénat, il était censé trouver Jayna là-bas. Elle pourrait l'éclairer un peu plus sur tout ça, et il pourrait peut être l'aider.
Le Jedi alluma son communicateur et demanda à Spak de l'attendre dans le vaisseau, il lui expliqua brièvement la situation puis se rendit dans un hangar pour emprunter un speeder. Il préférait voyager discrètement, et n'avait de toute façon pas besoin d'un vaisseau spatial.
Il arriva très vite au Sénat, et usa de la Force pour trouver sa coéquipière. Il arriva prêt du Lady.
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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Jeu 13 Sep - 18:34

La méditation ne m'avait apporté aucune réponse. Je ne voyais que du noir, l'obscurité floue et infernale qui réduisait à néant mes tentatives d'entrevoir quelque chose dans l'avenir. En temps normal, cela n'arrivait jamais. Quelque chose se préparait donc, ça ne faisait aucun doute. Je n'ai pas tenté une nouvelle méditation, c'était inutile. Je me suis levée lentement, et j'ai commencé à tourner en rond dans la pièce. Par où commencer? J'ai énuméré les principaux éléments de l'enquête. D'abord, cette interview de Nawad, dont le contenu quelque peu dérangeant a du offusquer plus d'une personne. Puis l'arme du crime : un sabre laser, ça ne faisait aucun doute. Et pour finir, cette histoire d'holocron. Quelque choses m'échappait, c'était sûr. Caine Lornan ne trouverait pas grand chose avec le corps de Nawad, et il nous fallait de nouveaux éléments. Déjà, l'hypothèse de Liron selon laquelle nos ennemis Sith voulaient discréditer la Garde Sénatoriale se tenait. Mais la Force refusait de m'aider sur ce coup-là, ce qui me semblait franchement étrange. D'habitude, Elle guidait mes pas et me conseillait sur la démarche à suivre. Que faire? Il fallut que je fasse encore trois fois le tour de la pièce, pour me résoudre à utiliser ma solution finale. Cela me rebutait carrément, mais ça m'était toujours d'une aide précieuse. Je me suis donc rendue dans le dortoir du vaisseau, avec ses lits impeccables. Je me suis dirigée vers la couchette du fond, et ai posé ma main sur la paroi métallique de droite. Un panneau secret s'est dérobé, dévoilant ainsi un compartiment caché. Avec, à l'intérieur, un holocron Sith. Celui de Togan.

*La mission sur Bespin...* La Force avait voulu que je trouve cet holocron dans la Cité des Nuages. C'était une longue histoire. Maître Ran Duolf et moi avions mené cette mission. C'était il y a quatre ans. Mon maître avait déjà plus de 120 ans, mais pour un humain de cet âge, il avait une santé du tonnerre! Enfin, notre mission avait son importance. Il y a trois siècles et demi, lorsque Darth Ruin se souleva contre la République, un riche industriel fit construire la Cité des Nuages, à la fois usine d'extraction du gaz Tibanna et cité touristique de renom. Peu de temps après son achèvement, l'Ordre Jedi y avait établit une Académie satellite, pour pouvoir opérer dans le secteur du système Anoat, et plus généralement dans cette région de la Bordure Extérieure. Malheureusement, les Sith de Ruin ont finit par s'emparer de l'Académie, tuant par la même occasion beaucoup de jeunes Jedi. Après la chute de Darth Ruin, les Sith qui occupaient Bespin restèrent là-bas. Ils convainquirent les dirigeants de la Cité des Nuages de les cacher à la République. En échange, les Sith, sabotaient les installations minières des concurrents de la Cité. Ils restèrent cachés pendant plus de 300 ans, et, quelques semaines avant que Skyurr ne soit déchu, une nouvelle tomba de Bespin : un rapport complet, attestant de l'accord entre les Sith et les administrateurs de la Cité des Nuages. Mais devant les événements liés à celui qui allait devenir le Consul Skyurr, cette nouvelle ne fut pas prise au sérieux, ignorée, et donc oubliée. Jusqu'à ce que mon maître, il y a donc quatre ans, retrouve par hasard ce dossier, alors qu'il m'emmenait aux Archives du Temple Jedi pour une leçon. Maître Duolf plaida devant le Conseil, dont il était le plus vieux et le plus sage des membres, et il put partir pour Bespin, en me prenant avec lui. Une fois à la Cité des Nuages, l'administrateur nous raconta que les Sith ne faisaient plus d'apparition depuis un an, mais personne n'osait aller vérifier s'ils étaient toujours là, cachés dans la vieille Académie profanée trois siècles plus tôt. Mon maître et moi, nous nous sommes donc rendus dans ce vieux sanctuaire Jedi, aux aguets. Et nous y avons découvert des squelettes vêtus de vieux tissus sombres et usés, qui jonchaient le sol. Les murs arboraient des runes qui ne m'étaient pas inconnues, et puis, dans une salle où s'était jadis trouvée une statue, nous avons découvert un autel, sur lequel reposait un artéfact corrompu. Je l'ai immédiatement reconnu : celui de Lord Togan. Après une petite enquête, nous avons découvert que Togan s'était présenté aux Sith de l'Académie quelques semaines avant sa mort, pour y déposer son holocron, comme s'il avait pu deviner que je le tuerais peu de temps après. Il révéla aux Sith avoir été le bras droit de Darth Ruin (ce qui était la vérité), mais ils ne le crurent pas et s'en prirent à lui. Il du les tuer. Puis il reparti en laissant son précieux holocron, sans que personne ne l'ai jamais vu. Le mystère étant ainsi élucidé, une nouvelle Académie fut établie sur Bespin, et l'artéfact fut stocké aux Archives, sur Coruscant. Je l'ai récupéré après la mort de maître Duolf, et je l'ai conservé, pour m'aider dans ma compréhension du Côté Obscur, et peut-être un jour l'utiliser contre Darth Woonsen et la Légion Sith.

Retour dans le présent. J'ai pris l'holocron, et laissé les effluves du Côté Obscur me pénétrer. L'assassin était forcément un Sith, cette énergie noire pourrait donc sûrement me mettre sur la piste. J'ai donc laissé mon esprit s'ouvrir à cette sombre puissance, mais sans jamais lui laisser l'occasion de s'emparer de moi. Toujours sous contrôle, c'était primordial. Je me suis concentrée sur le Côté Obscur, puis je me suis connectée à la Force Vivante pour ressentir le tumulte de la vie des milliards de Coruscanti. Telle une couleuvre se déplaçant entre des rochers, je me suis projetée sur la planète, et me suis faufilée entre les âmes pour détecter la moindre piste obscure, le moindre résidu de puissance noire. La Force me guidait. Et elle me mena au spatioport central de Coruscant. Bien sûr! Il fallait y penser. L'assassin n'était peut-être pas de Coruscant, il pouvait venir de n'importe où dans la galaxie. C'était même fort probable. J'avais une piste; j'ai lentement mais sûrement repoussé le Côté Obscur qui continuait à s'insinuer en moi, jusqu'à ce qu'il soit totalement éjecté. Je remis ensuite l'holocron dans son compartiment. Je voulu me rendre dans le cockpit, quand je senti une présence approcher rapidement. Un Jedi. Ça ne pouvait pas être Caine, il devait être à la morgue avec l'inspecteur Liron en ce moment-même. Je me suis concentrée, et j'ai su qui me rejoignait. Incroyable! Le Conseil entendait "Sith", et il décidait de m'envoyer un type aussi instable, qui pour moi était devenu Chevalier bien trop tôt. Quelquefois, je me demandais si les membres du Conseil bouffaient du Ryll pendant leurs prises de décisions.

Je suis descendue du Crimson Lady, et je vis le posé juste à côté. Un Jedi, portant une bure sombre, en est sorti, et m'a regardé. Ah ces yeux rouges... Certains en faisaient toute une histoire. *Eh bien, qu'ils n'aillent pas sur Csilla, il n'y a que des yeux rouges là-bas!* Je me suis approchée du Jedi, mes sentiments bien enterrés au fond de mon être, jouant avec ma longue tresse, passée par dessus mon épaule droite et qui me retombait sur la poitrine. Mon congénère me salua, et je lui rendit son salut. Il semblait, étrangement, légèrement perturbé.

- Maître Vegen. Le Conseil vous a mis sur cette enquête, alors... Dans ce cas, voici ce que nous avons : Olritch Nawad a été tué avec un sabre laser, et un holocron Sith a été volé dans son bureau. (Cette nouvelle l'étonna.) L'assassin est dangereux, et détient ce précieux artéfact. Il faut le retrouver. Je suggère de nous rendre au spatioport pour continuer l'enquête. Nous prendrons votre vaisseau. (Je me suis dirigée vers son appareil, puis je me suis retournée vers lui.) Au fait, je tiens à vous prévenir : celui que nous cherchons est très probablement un Sith...

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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Jeu 27 Sep - 11:44



Le centre de sécurité de la planète capitale était tout ce qu’il y avait d’austère. Que se soit son architecture ou son environnement, rien n’offrait de sentiments accueillants. Il était clair que les prisonniers détenus ici, avant leur acheminement vers une planète carcérale, ne devait pas avoir envie d’y rester longtemps.

Caine observait le légiste s’afférant sur le corps Olritch Nawad. Il n’avait pas voulu que le Jedi s’approche du corps avant d’avoir lui-même finit son travail et comme l’humain craignait une éventuelle dissimulation de sa part, ils avaient convenu que le Jedi pourrait observer le légiste pendant son travail. Le médecin était un Elomin, espèce reconnu pour leur minutie et leur caractère paranoïaque, et il ne cessait de jeter des coups d’œil nerveux vers Caine. Ce dernier ne disait, ni ne faisait, rien. Il se contentait de regarder et de sonder au travers de la Force les impressions qu’émettait encore le corps mort de l’ancien conseiller. Le Jedi ne sourcilla pas lorsque le légiste ouvrit le corps à l’aide d’une scie vibrante afin d’analyser les organes internes, ni quand il découpa le crâne de la même façon pour observer le cerveau.

Au bout d’un long moment, l’Elomin sembla enfin satisfait de son travail et se décida à laisser le corps à l’inspection de Caine. Le Jedi humain s’approcha de la table ou reposait les deux morceaux de ce qui avait été Olritch Nawad. Il observa tout particulièrement la coupure nette et cautérisée à la base du cou. Aucuns doutes n’étaient permis : l’arme utilisée était bel et bien un Sabrelaser. La blessure provoquée par l’objet était bien trop caractéristique pour qu’il puisse s’agir d’autre chose. Caine un peu plus le corps mais il ne trouva rien d’autre d’intéressant. Aucunes coupures, aucunes ecchymoses, qui auraient pu signaler que le conseiller se serait débattu. Non, apparemment il avait été tué sans même s’en apercevoir. Ceci rajoutait au fait que l’assassin devait être un utilisateur de la Force mais de là à stipuler qu’il s’agisse d’un Sith ou d’un Jedi… Caine avait bien souvent rencontré des personnes sachant manié la Force mais n’appartenant à aucuns des deux Ordres.

Alors qu’il estimait en avoir terminé, une personne fit irruption dans la salle d’autopsie. Du coin de l’œil, Caine reconnut l’inspecteur Liron Keck de la police coruscanti. Les deux hommes avaient déjà eu l’occasion de se rencontrer, et même de coopérer, lors de différentes enquêtes. Le policier échangea quelques mots avec le légiste avant de se diriger vers le Jedi humain.

- « Maitre Lornan, c’est un plaisir de vous revoir. »

- « Un plaisir ? Vraiment ? Personnellement j’aurais préféré que nos retrouvailles est une odeur différente que celle du formol. »

Liron émit un bref rire. Il regarda le corps d’Olritch Nawad d’un air triste avant de reprendre la parole.

- « Vous avez découvert quelque chose d’intéressant ? »

Caine sourit et attrapa l’inspecteur par l’épaule pour le diriger vers la sortie de la salle d’autopsie. Les deux hommes laissèrent le légiste en finir avec le corps et se dirigèrent vers la cafétéria.

- « Je peux dire que c’est bien un Sabrelaser qui a tué Olritch Nawad mais, ce n’est guère une surprise. »

- « Effectivement, nos spécialistes l’avaient déjà stipule. J’ai rencontré la Jedi Thysdal au Sénat…»

Caine eut un hoquet de surprise. Jayne se joignait à l’enquête ? Il était plus que curieux que le Conseil n’est pas prévenu Caine de cela. Peut être était ce un ordre de la Chancelière.

- « Jayna Thysdal ? J’en suis aussi surpris que perplexe. Le Conseil ne lui a pas confié cette mission. Qu’a-t-elle découvert ? »

Le policier se racla la gorge, visiblement mal à l’aise.

- « Apparemment, elle a choisi d’elle-même de se joindre à l’enquête. D’après elle, on ne peut pas plus accuser les Sith que les Jedi d’être potentiellement coupable. C’est un curieux Jedi, si vous voulez mon avis. Quoi qu’il en soit, elle a découvert qu’Olritch Nawad possédait un holocron. »

Liron commanda deux tasses de caf à la serveuse de la cafétéria.

- « Un holocron ? A t’elle réussi à lire son contenu ? »

- « Non, l’objet a disparu. Elle n’a juste repéré qu’une trace sur un meuble et, si j’ai bien compris, un résidu de Force dans l’air. »

Les deux hommes firent silence le temps que la serveuse leur apporte leur caf. Caine réfléchit un instant à ce qu’il venait d’apprendre et demeurait perplexe. Pourquoi un politicien aurait eu un holocron en sa possession ? Qu’il sache, Olritch Nawad ne possédait pas le don de manipuler la Force et ne pouvait donc pas utiliser un tel objet.

- « Les choses sont de plus en plus curieuse, inspecteur Liron. Aucunes pistes ne peuvent encore être écartées et encore moins retenus. Il serait facile d’accuser les Sith de l’assassinat mais à mon avis, se serait trop facile. »

- « Jayna Thysdal semblait du même avis. Vous saviez qu’elle avait été Sith ? »

Liron semblait perturber par le fait qu’un Jedi puisse avoir été de l’autre bord.

- « Oui, je le savais. J’ai aussi été un apprenti Sith il y a longtemps. Bon nombre de Jedi ont eu un passé obscur et encore plus de Sith ont eu un passé de lumière. Mais là n’est pas la question.
L’enquête piétine pour l’instant. »


Caine sirota son caf en réfléchissant mais, il avait beau retourner tout ce qu’il savait, il ne trouvait aucune piste viable.

- « Il faut que je parle de tous cela avec une de mes connaissances. Peut être saura t-il m’éclairé un tant soit peu. »

Il finit sa tasse et se leva, un fin sourire éclairait son visage.

- « J’ai été ravi de vous revoir inspecteur. Nous gardons le contact pour cette affaire, je vous tiendrais informer de ce que je découvrirais. »

Liron resta assis, sa tasse dans une main.

- « J’en ferais de même Maitre Lornan. Cette affaire pu autant qu'un bantha, j’ai peur de ce qu’elle va révéler. »

Le sourire disparut du visage du Jedi, lorsqu’il tendit la main vers le policier.

- « Moi aussi. Soyez prudent inspecteur, je ne voudrais pas devoir enquêter sur votre mort. »

Le policier sera la main tendue du Jedi.

- « Idem Maitre Lornan. Que la Force soit avec vous! »

Caine s’éloigna de l’inspecteur. Il était encore plus perplexe sur l’enquête qu’en arrivant au centre de sécurité mais, il connaissait sa prochaine étape et elle le conduisait directement dans les bas fonds de la planète…

© Caine Lornan


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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Jeu 11 Oct - 13:22

La vie est toujours comme ça. Les choses vont et viennent, et vous ne pouvez rien dire. La Force impose sa volonté, alors tout se retrouve gravé dans le marbre, et on ne peut y échapper. J'étais partie avec le Chevalier Vegen au spatioport central de Coruscant, suivant mon instinct et la piste obscureque la Force m'avait révélée. Nous n'avions pas beaucoup parlé durant le trajet, Vegen n'était pas plus loquace que moi. Et puis de quoi aurions-nous parlé ? Je me méfiais de lui, en vérité. Un être aussi jeune et aussi instable n'aurait jamais du être adoubé. Je pouvais sentir en lui ses doutes, ses craintes, parfois même une brûlante colère revenant par vagues. Tout ce qui n'allait pas avec un Jedi. Mais peut-être le Conseil avait-il voulu le mettre à l'épreuve. Quoi qu'il en soit, nous étions allés au spatioport, au centre de contrôle des docks, et nous avons entreprit de vérifier les registres des six derniers mois selon certains critères. Inutile de dire que nous n'avions rien trouvé de très concluant. Mais nous avions découvert que l'assistant d'Olritch Nawad, un certain Kluwn Darok, s'était absenté plusieurs semaines de la capitale avant de revenir, deux semaines avant le décès de son employeur. Or il semblait avoir disparu depuis la mort de Nawad, bien que les registres prouvent qu'il n'avait pas quitté Coruscant. Etrange, et relativement hasardeux, mais c'était la seule piste viable dont nous pouvions nous vanter. J'ai fait transmettre l'information à l'inspecteur Liron Keck et à Caine Lornan par le biais d'ODIN, puis Vegen et moi nous sommes préparés à repartir. Lorsque j'ai reçu un message du Maître Rodien Kad'lin, mon ancien mentor. D'après lui, le Conseil Jedi voulait me voir en urgence. Et en général, si quelqu'un était convoqué d'urgence par les aînés, ça signifiait presque toujours que quelque chose n'allait pas. Je me suis donc excusée auprès de Vegen, qui accepta de continuer l'enquête sans moi, puis je pris le premier aérotaxi pour le Temple Jedi, en appelant ODIN pour lui dire de ramener le vaisseau là-bas.

Je marchais donc dans les couloirs du Temple Jedi, observant en chemin, les allés et venues, les occupations de mes frères et de mes soeurs Jedi. Un jeune Chevalier occupé à enseigner l'astronomie à des Initiés, des Padawans s'entraînant au sabre laser, d'autres élèves apprenant à utiliser et maîtriser leurs pouvoirs de Sens, sous les regards attentifs de leurs enseignants. Car si je pouvais m'émerveiller face au tumulte de la vie sur Coruscant, j'étais toujours dans une sorte d'extase lorsque je me trouvais au Temple. Je ressentais chaque âme habitant les lieux grâce à la Force, la pureté des enfants Initiés, l'exaltation des adolescents Padawans, la sagesse des Chevaliers et des Maîtres. Tout ce petit monde vibrait dans la Force sur une seule et même fréquence, une onde apaisante de bonté et de sérénité qui emplissait chaque espace, chaque molécule présente dans l'air. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je me serais arrêtée pour méditer, pour sentir ce fourmillement au sein de la Force Vivante, cette énergie vivifiante et harmonieuse. Mais j'étais attendue, et je n'étais pas du genre à être en retard. Surtout pas lorsque c'était le Conseil des Jedi qui me sonnait. J'ai fini par atteindre l'ascenseur menant à la salle du Conseil. La petite nacelle circulaire s'est élevée le long de la Tour du Haut Conseil, jusqu'à ce que la porte s'ouvre. La pièce était baignée d'une lumière blanche éblouissante, la clarté du ciel passant au travers des baies vitrées de la salle. Mes yeux se sont rapidement adaptés, et j'ai pu voir les treize sièges du Conseil, dans lesquels étaient assis douze membres seulement. Une absence suspecte. Je me suis quand même avancée au centre de la pièce, sous les regards sages de mes aînés.

- Bienvenue, Maître Thysdal, me salua Nalrac A'Kla.

- Merci de votre accueil, Maître A'Kla. Pourquoi le Conseil désire-t-il me parler ?

- Les raisons sont multiples, répondit Kad'lin. Tout d'abord, nous avons été mis au courant par Maître A'Kla du statut qui t'a été attribué par la Chancelière Rorik, et nous l'approuvons.

- Et c'est pour cela que nous t'avons suspendue de l'enquête sur l'ancien conseiller Nawad, continua la Mirialan Yunti Vergesso. Le Conseil a décidé qu'il serait bon d'établir des relations plus cordiales, avec nos cousins de la Garde Noire.

- Je suis ravie de l'entendre, Maîtres. Mais... Cette décision ne risque-t-elle pas d'être controversée au sein de l'Ordre ?

- C'est une possibilité, fit un autre Maître. Mais la réputation des Jedi n'a cessée de se dégrader depuis les jours sombres de l'Égaré Phanius. Et, en plus de trois siècles, nous n'avons rien fait pour soutenir la République, qui se rongeait de l'intérieur. Il est temps que cela change.

- Vous avez raison, mon ami, enchaîna le Camaasi. Nous sommes de plus en plus vus comme des lâches, des donneurs de leçons cloitrés dans leur Temple. Nous devons redevenir des gardiens de la paix et de la justice, et non pas juste des guerriers de la République. La guerre est la préoccupation des soldats, pas des Jedi.

- Je ne peux qu'abonder dans ce sens, avoua Maître Vergesso alors qu'elle se tournait vers moi. Jayna Thysdal, tu te rendra sur Metellos, à la Citadelle Blanche, pour rencontrer les chefs de la Garde Noire Sénatoriale.

- Bien, Maître. (J'ai voulu repartir, mais je senti que l'entretien était loin d'aboutir.) Il y a autre chose, n'est-ce pas ?

- Jayna, le Conseil est en train de considérer l'éventualité de ta nomination en tant que Maître Jedi, et ta présence au sein de ce Conseil, expliqua un Maître sur ma droite.

- Je... C'est... Je ne suis pas sûre...

- D'être prête ? questionna Kad'lin. Seule la Force le sait réellement. (Il désigna le siège vide.) Notre ami, Maître Bosa Dy, a été tué il y a deux jours, dans le système de Bakura. (Devant mon air surpris, il continua.) D'après les rapports Bakurans, deux croiseurs Sith de classe Dreadnaught étaient de passage dans le système, pour des raisons mystérieuses. Ils s'en sont pris au vaisseau de Maître Dy, et ont anéanti tout l'équipage avec l'appareil.

- Darth Mortuus ? osai-je.

- Non, ce dernier a apparement été repéré sur la Roue, reprit Yunti Vergesso. Et ces vaisseaux ne portaient pas ses marques.

- Les Bakurans ont nommé cette force de frappe inconnue la "Flotte Fantôme". Ces croiseurs, ainsi que les chasseurs qu'ils transportaient, portaient un marquage inconnu, et se déplaçait en formation de combat de manière efficace. Nul doute que le Sith qui dirigeait cette flotte est un stratège et un excellent commandant.

- Maître A'Kla, le dernier Sith de ce genre que j'ai connu a finit dans le vide intersidéral.

- Nous savons, Jayna. (Le Camaasi me fixa un instant. Il savait que je me faisait du mal en pensant à Togan, mais il ne comprenait pas pourquoi.) Un treizième membre doit siéger au Conseil, et tu es toute indiquée, ma jeune amie.

- Pour le moment, nous t'envoyons sur Metellos, conclu Kad'lin. Prends le temps de méditer sur ce que nous t'avons dit. Nous allons délibérer dans les jours qui viennent.

- Notre confiance t'accompagne, acheva Maître Vergesso. Que la Force soit avec toi, Jayna Thysdal.

Je les ai salué, puis je me suis retirée. L'ascenseur est redescendu, et je me suis à nouveau retrouvée dans les entrailles du Temple. Tant de choses à assimiler, et si peu de temps. Maître Bosa Dy était mort, me laissant ainsi sa place, alors que lui-même m'avait annoncé que j'avais des chances de devenir Maître et de siéger au Conseil. Quelle ironie ! Et puis cette "Flotte Fantôme" qui surgissait de nulle part, et qui commençait à taper dans le tas comme l'avait fait Mortuus. La Galaxie n'avait pas besoin d'une deuxième menace Sith, et pourtant elle était là. Qu'est-ce que la Force réservait donc à la Galaxie ? Il y avait tant d'incertitudes, tant de questions sans réponses.

Je suis arrivée dans le hangar où ODIN avait ramené le Crimson Lady. Je suis montée à bord, en disant à mon copilote virtuel que je piloterais en manuel. Piloter me changeait les idées, me faisait oublier les tourments de la Galaxie. Les étoiles qui défilaient sur la vitre du vaisseau me rappelaient toujours la petite veilleuse que mon père laissait dans ma chambre, quand j'étais petite. « Papa... » J'ai senti les larmes me monter aux yeux, mais j'ai serré les dents, et je me suis retenue d'éclater en sanglots, avant de m'installer aux commandes. Le vaisseau décolla, quitta le hangar du Temple Jedi, et s'éleva dans le ciel. L'atmosphère de Coruscant finit par disparaître pour ne laisser que le vide de l'espace, et je me suis calée sur une route répblicaine délimitée, et fit passer le vaisseau en hyperespace.

Direction Metellos...

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La Force m'apporte la Sérénité et l'Harmonie.

Par la Sérénité et l'Harmonie, j'endigue ma Haine et mes Passions.

Par le contrôle de ma Haine et de mes Passions, je touche la Lumière.




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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Lun 22 Oct - 15:07



Caine s’écarta avant de se faire percuter par le Weequay malodorant qui passa à côté de lui. L’alien ronchonnait son mécontentement et le Jedi en déduisit qu’il s’était certainement vu refouler à l’entrée du club ou il se rendait. Le patron de l’établissement était une vieille connaissance de Caine et une excellente source de renseignements.

L’humain n’eut guère besoin de se présenter pour qu’on le laisse pénétrer dans les lieux, la bure de Jedi et le Sabrelaser étaient souvent utile pour ouvrir des portes. Dès son entrée, Caine fut submergé par les différentes odeurs et la fumée qui régnait dans le lieu. Le bruit a lui tout seul, pouvait suffire à faire perdre contenance à beaucoup. Seul les habitués pouvaient aimer ce type de club. Le Jedi se dirigea d’un pas rapide vers une porte qui se trouvait à quelques pas du comptoir. Il ne perdit pas de temps à reluquer les différentes danseuses qui se déhanchaient en mouvements salaces avec des tenues plus dévêtues les unes que les autres et s’adressa directement au garde. L’échange fut court et Caine fut introduit dans la pièce.

Dès que la porte se fut refermer, l’humain accueillit le calme qui régnait dans le bureau avec délectation. Il porta son regard sur l’individu qui se tenait assis derrière le bureau. Le codru-ji agitait une de ses quatre mains en direction du Jedi en lui indiquant un siège devant lui, tandis qu’il parlait sur son comlink avec véhémence. A ses côtés, la tête posée sur ses genoux, était allongé ce que beaucoup prenait pour un simple animal : sa fille Niessa. Les codru-ji étaient une race fort intéressante qui gardait une forme canine jusqu’à leur puberté où il prenait une forme humanoïde. Caine s’installa dans le fauteuil que Wyrnum lui avait indiqué et attendit que ce dernier finisse sa conversation.

L’attente ne fut pas longue. Dès qu’il coupa la communication, Wyrnum adressa un chaleureux sourire au Jedi.

- « Caine, mon ami Jedi. Quel bon plaisir t’emmène chez moi ? »

L’humain ne put s’empêcher de sourire devant la chaleur qu’affichait le codru-ji alors qu’ils savaient tous deux, que Caine avait bien faillit le même sous les verrous pendant longtemps et que Wyrnum n’avait du sa liberté qu’aux informations qu’il possédait. Quoi qu’il en soit, le Jedi afficha lui-même un air enjoué et répondit sur le même ton.

- « Wyrnum, je suis heureux de te revoir. Comment va ta famille ? Je vois que Niessa a bien grandit. »

Le propriétaire du club caressa affectueusement le crâne de sa fille.

- « Oui comme tu le vois, elle pousse bien. Le reste du clan se porte bien, ils sont tous en sécurité sur Munto Codru. »

- « C’est une bonne chose. Je suis désolé de devoir brusquer nos retrouvailles mais si je suis là, ce n’est pas par courtoisie. J’ai besoin de ton aide. »

Wyrnum se leva en repoussant tendrement la tête de sa fille à l’aide de ses deux bras gauches. Il se dirigea vers le petit bar bien remplie qui se trouvait contre le mur à droite du bureau et attrapa une bonne bouteille de brandi corellien. Sans lui demander son avis, il servit un verre au Jedi et le lui tendit.

- « Je m’en doutais bien. Les gens viennent rarement me voir sans raison. »

Caine attrapa le verre et huma le parfum délicat de l’alcool.

- « Merci Wyrn. Tu dois être au courant des différentes affaires en cours sur Coruscant ? Notamment le meurtre de l’ancien conseiller de Skyurr. »

Le codru-ji but une lampée de son verre et se retourna s’asseoir à son bureau.

- « Oui, j’en ai entendu parler. Une sale histoire, parait il. »

- « Oui clairement. Le Conseil m’a chargé de trouver le coupable et j’ai tout de suite pensé à toi pour obtenir des renseignements. A ta connaissance, il y aurait des personnes qui lui en voulait et qui auraient eu les moyens d’employés un utilisateur de Sabrelaser ? »

Wyrnum ne prit que quelques secondes de réflexion avant de répondre.

- « Il y a peu de personnes qui pourraient se payer les services d’un utilisateur de la Force…»

Les lèvres du Jedi s’étirèrent en un sourire narquois et il but à son tour une gorgée de son brandi.

- « Qui a parlé d’utilisateur de la Force ? Je n’ai mentionné qu’un Sabrelaser, il me semble. Allé Wyrn, dis moi tout ce que tu sais ! »

Le codru-ji perdit l’air débonnaire qu’il affichait depuis le début de l’entretien.

- « Tu m’as eu Caine. Bon ok mais je sais pas grand-chose. Il y a des rumeurs sur un groupe d’individus puissants et bien organisés qui orchestreraient une tentative de révolution au cœur de la République. Toujours d’après les rumeurs, il y aurait des Sith et des Jedi parmi eux. »

Caine resta silencieux après ces révélations. De tous temps, il y avait eu des tentatives contre la République. Cela n’avait rien d’étonnant en soi mais, que des Jedi et des Sith y soient associés étaient nettement plus étrange et dangereux.

- « Saurais-tu qui est à la tête de ce groupe ? »

- « Ils se font plus que discret. Tout ce que je sais c’est que certains d’entres eux sont haut placés au gouvernement. Je ne peux que t’encourager à être très prudent Caine, ils ne reculeront devant rien. »

Caine finit son verre et prit le temps de faire rouler l’alcool sur sa langue avant de l’avaler. Il n’aimait pas du tout ce qu’il venait d’apprendre, ça allait trop loin. Il était temps qu’il mette le Conseil au courant de tout ça.

- « Merci Wyrn. Tu es le second aujourd’hui à me conseiller la prudence, je pense qu’elle est plus que nécessaire. »

Le Jedi se leva et tendit la main au codru-ji.

- « Porte toi bien Wyrn et que la Force soit avec toi. »

- « T’en auras plus besoin que moi mon ami. »

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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Lun 5 Nov - 13:03



Le retour vers le temple Jedi se déroula bien plus vite que l’aller vers les bas fonds. Caine n’avait eu aucunes difficultés à trouver un aero-taxi désireux de le conduire à la « surface », surtout lorsqu’il énonça sa destination finale.

Lors du trajet, le Jedi ne put s’empêcher de laisser son esprit vagabonder. Ce qu’il avait apprit sur l’affaire que le Conseil lui avait confié était particulièrement troublant. Qu’un groupe d’individu puisse avoir assez de pouvoir pour passer aussi inaperçu était fort inquiétant. Et le fait qu’ils reçoivent l’aide d’une personne haut placé dans les rangs de la République ne faisant qu’accentuer le malaise. Néanmoins, malgré l’importance de la situation, Caine était surtout perturbé par la disparition de son mentor. Il n’avait pas encore trouvé le temps de se renseigner à son sujet et, il ne parvenait pas à s’empêcher de penser à elle. La Jedi avait représenté énormément dans sa vie et il se devait de la retrouver. Dès qu’il pourrait bénéficier de temps pour lui, il se mettrait à sa recherche.

Pour l’heure, le taxi dans lequel il se trouvait, arrivait aux abords du temple Jedi. Après avoir réglé la course, l’humain parcourut rapidement la courte distance qui le menait aux larges portes sculptées. Comme à l’habitude, deux jeunes Padawan montaient la garde. Dès qu’ils virent leur supérieur arrivé, ils se redressèrent dans une position proche du salut militaire. Caine étouffa un léger rire devant le sérieux qu’ils tentaient d’afficher. Il les salua d’un signe de tête et continua sa route sans s’occuper plus d’eux. Il avança d’un pas rapide vers l’une des chambres d’entretien du Conseil Jedi. Il savait qu’il y trouverait Maitre A’Kla, l’ayant contacté pendant le trajet, et peut être un ou deux autres membres du Conseil. Ce que Caine avait apprit était suffisamment important pour que le Conseil prenne la chose à cœur.

Lorsqu’il passa la porte de la salle d’audience, l’humain vit que Maitre Kad'lin accompagnait le caamasi. Le rodien était un être aussi sage que fort avec une arme, sa vision es choses seraient une aubaine. Les deux maitres Jedi étaient assis sur des fauteuils ressemblant plus à des coussins qu’à des chaises. Caine s’avança vers eux sans un mot et s’installa en face d’eux.

- « Maitre A’Kla, Maitre Kad'lin, je suis heureux de vous revoir. »

Le caamasi sourit en prenant à son tour la parole. Il semblait réellement ravi de revoir son jeune protégé.

- « Le plaisir est réciproque Caine. Tu m’as dis que tu avais trouvé des choses importantes lors de ton enquête sur la mort d’Olritch Nawad. De quoi s’agit-il ? »

Caine prit une profonde inspiration. Il ne savait pas trop ce qu’il avait trouvé, c’était encore flou.

- « Effectivement Maitre. Il semblerait que la nature du crime soit bien plus importante que ce à quoi on s’attendait. J’ai tout d’abord commencé par analyser le corps de la victime et, je n’ai pu que confirmer que l’arme du crime était bel et bien un Sabrelaser. A partir de là, nous pouvons logiquement penser que l’assassin est soit un Jedi, soit un Sith. Accuser la Garde Noire Sénatoriale ou un Sith solitaire aurait été la chose la plus évidente…»

Avant que le chevalier ne puisse continuer, Maitre Kad'lin l’interrompit.

- « La Garde Noire est une organisation reconnu par le Sénat Jedi Lornan. Nous ne pouvons pas l’accuser de la sorte simplement parce qu’ils ont un mode de pensé différent du notre. »

Caine ne se laissa pas impressionner par l’intervention du Rodien.

- « Effectivement Maitre Kad'lin. C’est d’ailleurs ce que je m’apprêtais à ajouter si vous ne m’aviez pas interrompu. L’évidence n’est pas forcément la meilleure piste. Au lieu de me borner à ne considérer qu’un aspect du crime, j’ai préféré partir à la chasse aux informations. Pour cela, j’ai pris contact avec l’un de mes contacts dans les bas fonds et ce qu’il m’a apprit est assez… perturbant. »

Le Jedi fit une pause afin de bien doser ses paroles. Il ne souhaitait pas qu’elles soient mal interprétées à nouveau.

- « Selon mon informateur, et je le connais suffisamment bien pour le considérer comme honnête, un groupe d’individus puissants et bien organisés qui orchestreraient une tentative de révolution au cœur de la République. Des Sith et des Jedi en feraient parti. »

Caine avait lâché sa bombe. Il ignorait ce que décideraient les deux Maitres Jedi suite à cela…

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MessageSujet: Re: La mort d'Olritch Nawad   Mar 6 Nov - 13:17



Les deux maitres restèrent un instant silencieux, semblant perdus dans leurs pensées. Caine ignorait s’ils prenaient la peine de communiquer par télépathie entre eux ou s’ils réfléchissaient chacun de leur côté. Ce fut Maitre Kad'lin qui rompit le silence en premier.

- « Ce que vous nous rapporter Jedi Lornan est plus que préoccupant. Le fait qu’un groupuscule d’une telle envergure apparente est pu voir le jour sans être inquiété d’une quelconque manière, démontre l’ampleur de la menace. »

- « Pire encore la menace est, si des membres de notre ordre y sont mêlés. »

Le Rodien jeta un regard un peu farouche à son homologue.

- « Rien ne prouve, qu’il s’agisse de membre de l’Ordre Jedi. Je verrais plus des membres de l’Alliance Jedi s’allier pour nuire à la République. »

Caine ne put s’empêcher d’intervenir. Nombre des Jedi qui avaient rejoins les rangs de l’Alliance avaient été ses amis.

- « Qu’ils soient de l’Ordre ou de l’Alliance ne change rien, ils demeurent des Jedi ! La menace est donc plus que réelle. »

L’exaspération que ressentait Maitre Kad'lin pour l’humain était presque visible sur les traits rudes de son visage. Caine n’était qu’un Chevalier Jedi et il était de notoriété qu’il ne savait pas rester à sa place. L’attitude de Maitre A’Kla à son égard n’arrangeait en rien le phénomène et bon nombre de tâche qui devrait normalement revenir à un Maitre Jedi lui était confiée. Cette fois, le Rodien était bien décidé à ce que la chose ne se produise pas.

- « Vous avez bien travaillé Jedi Lornan mais vu l’envergure que prend l’affaire, il serait plus sage que je m’en occupe personnellement. »

Le camaasi commençait déjà à ouvrir la bouche pour protester lorsque Caine le coupa.

- « Cela serait certainement plus judicieux Maitre. »

Les deux membres du Conseil en restèrent stupéfait. Il n’était guère dans les habitudes du jeune Jedi de se retirer si facilement. Maitre A’Kla le regarda, cherchant une réponse à sa question muette dans son expression mais il ne parvint pas à déchiffrer les pensées de son camarade. Au bout d’un court instant de silence, Caine commença à reprendre la parole.

- « Puisque je suis déchargé de cette enquête, je souhaiterais obtenir l’aval du Conseil pour prendre quelques jours… »

L’humain ne put terminer sa requête : un togruta portant la tenue classique de l’Ordre interrompit l’entretien. Il s’arrêta un instant lorsqu’il vit Caine assis avec les Maitres avant de reprendre contenance et d’aller s’adresser à Maitre A’Kla. Ses paroles furent brèves et lorsqu’il eut terminé, il se recula de quelques pas.

- « Et bien, les évènements se sont rarement enchaînés aussi vite que ces derniers temps. Merci de nous avoir averti si vite Asheros, nous allons nous occupons de ce nouveau souci. »

Le togruta salua poliment l’assemblé en prenant congé et le camaasi attendit que la porte se soit de nouveau refermé pour expliquer les choses.

- « Caine, je pense que tu dois être au courant des évènements qui sont survenus sur la station spatiale la Roue ? »

Ce n’était pas à proprement parlé une question mais Caine jugea nécessaire de répondre.

- « Je ne connais pas tous les détails mais oui, j’en ai été informé. Un Sith, Darth Mortuus il me semble, est parvenu à répandre un virus extrêmement mortel sur la station confinée. Les morts se compte par milliers et, ni la République, ni le Consulat ne sont parvenus à endiguer le virus. »

- « Effectivement. Mais, chose que je viens juste d’apprendre, il y a des survivants. L’une d’entre eux se trouve à l’heure actuelle au sein du Temple et il s’agit d’une jeune Padawan. Suite à quelques différents, elle a quelques peu prit ses distances avec l’Ordre mais elle a néanmoins eu la présence d’esprit de venir nous voir concernant ce drame. »

- « Elle désire nous rejoindre de nouveau ? »

- « Je l’ignore Maitre Kad'lin. Pour l’heure, la jeune Eris car c’est bien de l’apprentie de la défunt Maitre Aliera dont il s’agit, nous attend non loin afin de nous remettre quelque chose. J’ignore quoi mais je pense que Caine et moi-même pourront nous charger de la jeune fille. »

Le rodien ne trouva rien à y redire et consentit d’un hochement de tête.

- « Effectivement Maitre A’Kla, vous êtes certainement le plus qualifié pour ré accueillir les brebis égarées. Je vais de mon côté analysé les éléments que le Jedi Lornan nous a rapporté et continué l’enquête. »

- « Très bien. Caine, si tu es d’accord pour m’accompagner. J’écouterais ta requête juste après. »

Le jeune Jedi hésita un instant mais son devoir était plus important que ses envies.

- « Très bien Maitre A’Kla, je vous suis. »

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