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 La Dernière Entrevue de Max Velarion

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MessageSujet: La Dernière Entrevue de Max Velarion   Dim 23 Sep - 22:25

« La mort est, à son apogée, la plus grande des œuvres d’art »- Vahamon

L’acolyte méditait lentement les réponses de son nouveau maître. Il y avait en travers ses explications diverses métaphores qu’ils ne comprenaient pas entièrement, mais qui le laissait imaginer, dans l’ensemble de ses actes, un plan bien précis pour le futur des Vestiges de l’Empire Sith. Il lui avait tout d'abord expliqué la raison de l’hécatombe sur la Roue, il l’avait éduqué dans les enjeux politiques futurs de la galaxie. Il y avait tant de choses à faire qu’elles semblaient toutes résidé dans une fresque chaotique ne prenant forme qu’au fur et à mesure des avancés qu’ils faisaient l’un et l’autre. Darth Mortuus était pour le moment parti, le laissant seul avec lui-même. Son nouveau maître lui avait offert l’hospitalité dans l’un de ses vaisseaux en attendant qu’il revienne et Vahamon l’en avait remercié. C’est alors qu’il méditait dans une quiétude totale, qu’il eut une vision de génie, pas celles que nous pourrions affiliés à la force, mais bien celles que nous affilions aux capacités intellectuelles et individuelles de chacun. Son maître, le puissant Seigneur Mortuus, était parti au front pour la gloire d’un nouvel Empire Sith, alors que lui méditait copieusement sans courir le moindre risque. Le visage de Vahamon se plissait en de nombreuses rides, il avait préparé la défaite de son ancien maître avec une minutie et une patience presque parfaite, il devait dès à présent préparer la gloire de son nouveau maître avec la même minutie.

Vahamon se leva donc et se prépara minutieusement, choisissant une sombre tunique recouvrant une légère armure en peau de Wookies bouillie, une armure qui appartenait d’ailleurs à son ancien maître. Fort heureusement pour lui, les deux êtres avaient été de même taille, l’armure lui alla donc comme un gant. Le Sith ébouriffa ensuite ses cheveux d’une main hasardeuse, puis il les recouvrit d’un capuchon noir à la bordure orangée. Il s’agissait là de son plus bel habit officiel, un habit qu’il n’avait jamais porté jusqu’à aujourd’hui. À l’aide d’un fil et d’une aiguille, il broda le nouveau symbole de son nouveau maître sur la manche gauche de sa tunique. Si un être était entré dans la pièce à ce même moment, voyant un Sith broder à l’aide d’un fil et d’une aiguille un écusson de ce genre, il aurait sans doute été la risée de tous. Néanmoins il pouvait être fier du résultat, un tout nouveau symbole, sur une toute nouvelle tunique qu’il porterait pour la première fois alors qu’il s’apprêtait à enclencher la première phase de son plan. Vahamon sorti donc du compartiment qui lui était réservé dans le vaisseau, il alla voir l’officier Molinon et lui demanda de mettre à sa disposition un pilote et un petit vaisseau de transport. Celui-ci le lui accorda sans rechigner, lui demanda néanmoins de manière discrète ce qu’il comptait en faire, Vahamon lui répondit le plus simplement du monde qu’il n’avait d’autre but que d’aider son maître, celui-ci lui présenta donc le pilote qui allait l’accompagner.

Jorvis Corelian était un homme de grande taille, un expert en armes à distance, un tireur d’élite hors pair et un pilote dont le courage n’était plus à mettre à l’épreuve. Il avait servi sous les ordres de Molinon depuis que celui-ci travaillait pour les Sith. Vahamon le détailla avec un certain respect, celui-ci portait la tunique de l’officier fièrement, avec sur son torse de nombreuses décorations épinglées, démontrant sa loyauté, son efficacité et sa persévérance. Molinon lui expliqua alors que Jorvis Corelian le conduirait où il le désirait et le garderait en vie quoiqu’il advienne, mais que dans une éventuelle tentative de trahison, il le traquerait et il l’éliminerait aisément à distance, sans qu’il ne puisse rien y faire. Vahamon acquiesça d’un signe de tête, Molinon était un commandant digne de respect, désirant avec ferveur le bien-être de Darth Mortuus, croyant fermement que le destin de l’Empire Sith était lié à celui de son maître, il était une relique du passé, mais aussi un homme influent. Vahamon se tût donc, il avait mieux à faire qu’argumenter sur la capacité d’un Sith à survivre à l’assaut d’un tireur d’élite. Le Sith se retourna donc, accompagnés de Jorvis sur ses pas, ils passèrent à l’armurerie où il observa son pilote personnel s’armer avec un léger sourire sur les lèvres. Il récupéra un fusil laser à longue portée, un pistolet laser et une vibrolame en la dégainant de son fourreau et en la pointant en direction de Vahamon. Amusé, le Sith le laissa rengainer l’arme et ils se dirigèrent tous deux vers le chasseur qui lui servirait de vaisseau de transport. En voyant le vaisseau, Vahamon plissa des yeux, il avait demandé un simple vaisseau de transport et voilà maintenant qu’il se retrouvait avec un chasseur!

«Hum, notre bon Molinon s’est-il faire la différence entre un vaisseau de guerre et un vaisseau de transport, demanda-t-il avec austérité à son nouveau pilote. Peut-être la prochaine fois, devrais-je lui mimer en détail que je désire avoir un vaisseau sans arme, ne représentant aucune menace pour quiconque, quelle que soit leur origine. Si nous apparaissons pacifiques, ils ne nous tireront pas dessus et tenterons de nous aborder, si nous paraissons armés, c’est la première chose qu’ils feront. »

Jorvis Corelian haussa les épaules, ne sachant trop ce qu’il devait répondre. Pour sa part, il préférait davantage un vaisseau lourdement armé, Molinon semblait d’ailleurs être de cet avis, car c’est le vaisseau vers lequel il les avait dirigés.

« Peut-être redoute-t-il la réaction du Seigneur Mortuus face à votre éventuelle impudence? Suggéra le pilote avec un rire mesquin. Vous allez voir que si nous tombons sur des dégénérés du Consulat où de la République que vous ne regretterez pas ce choix. Ce chasseur possède trois batteries laser, une réserve de bombe proton, un hydromoteur modifié et il se prénomme « Le Démon Bleu », c’est mon vaisseau personnel! Il est joli n’est-ce pas? »

Vahamon hocha machinalement la tête, le Sith n’était pas de ceux qui admiraient la « beauté mécanique » faite par les mains de l’homme. Il était davantage de ceux à admirer la beauté naturelle, les contours d’une douce vallée dans laquelle les montagnes s’étendaient à perte de vue, l’âcreté de l’odeur du sang, de l’odeur de la peur parsemant la beauté naturelle d’un être vivant, d’une créature ensanglanté au moment le plus fatidique de son existence. Il n’y avait rien de plus beau, pas même une merveille mécanique, de plus intéressant que de donner la mort à un être qui le méritait, à préparer soigneusement la fin de cet être, à l’amener lentement vers un gouffre sans fin de tourment. C’était cela, plus que toute autre chose, que le Sith trouvait joli. Il n’avait rien à faire de la couleur d’un vaisseau, de son armement où encore des techniques qu’il pouvait effectué que d’autres vaisseaux ne pouvaient pas. La force était son seul guide, si celle-ci désirait que l’acolyte sombre lors d’un combat spatial, que ce soit dans un vaisseau de transport ou un vaisseau de guerre, il en serait ainsi et rien ni personne ne pourrait y changer quoi que ce soit. La force l’avait préservé de nombreuses situations périlleuses, il avait très certainement souffert jusqu’à l’agonie même, mais il avait à chaque fois survécu, chaque fois acquis de nouvelles connaissances et il n’en était sorti que plus puissant, que plus déterminé, que plus terrifiant. C’était à travers cette persévérance, cette puissante volonté, qu’il espérait gravir rapidement les échelons jusqu’à atteindre l’ultime sommet de son apogée, la formation d’un nouvel Empire Sith.

Ils embarquèrent finalement tous deux dans le Démon Bleu, Jorvis se dirigea vers le compartiment de pilotage et contre toute attente, Vahamon le suivit, s’assoyant dans l’un des quatre sièges de pilote disponible. Les deux êtres se regardèrent lentement et lorsque Jorvis lui demanda si il était prêt à décoller, il lui répondit positivement d’un vif hochement de tête. Vahamon activa quelques boutons, ne sachant pas du tout ce qu’il faisait, Jorvis le lui indiquait au fur et à mesure qu’ils s’apprêtaient à décoller. Soudainement, le chasseur décolla à toute vitesse et ils s’envolèrent par le hangar du croiseur. L’espace lui sembla dès lors magnifique, les étoiles s’élevaient à perte de vue et il pouvait contempler avec plaisir les vaisseaux de la flotte devenir peu à peu qu’une minuscule poussière gravitant au beau milieu d’une étincelante galaxie. Le Sith ferma les yeux, ne gardant que cette douce pensée en tête. Il y avait dans son esprit, dans son cœur et son âme une profonde sérénité. Darth Mortuus devait accomplir son destin, il devait devenir l’Empereur des Sith et Vahamon devait devenir son fidèle bras droit.

L’acolyte Sith se laissa bercer par la conduite rapide de Jorvis, l’enclenchement de la vitesse de la lumière avait été un voyage particulièrement rapide, jusqu’à ce que Vahamon ne lui ordonne de maintenir une vitesse de croisière plus lente, de sorte de réduire les risques de détections. Il était à présent dans le noyau, très près de Coruscant naviguant sous la fausse identité électronique d’un chasseur républicain, les contrôles de sécurité n’auraient pas raison d’eux, à moins qu’ils n’agissent stupidement et qu’ils décident d’attaquer un autre vaisseau au passage. Ils approchèrent lentement de leur objectif principal, avec un léger sourire, Vahamon ordonna à Jorvis de brancher son comlink sur la fréquence de la station spatiale de l’holonews, « Nous arrivons, se contentât-il de dire froidement. » Le vaisseau atterrit bientôt dans le hangar de la station spatiale, Vahamon détacha son sabre laser et il le confia à Jorvis. « Gardez cet objet comme si il s’agissait de votre propre vie, lui dit-il sur un ton dur, où c’est moi qui vous traquerais sans relâche. Restez sur le pied d’alerte, même si nous sommes techniquement en territoire « international protégé » les évènements de la Roue pourraient vraisemblablement pousser quelques groupes terroristes à agir hors de tout traité, considérant que nous ne faisons partie d’aucun gouvernement officiel et que nous sommes liés à mon maître, nous pourrions être une cible potentielle. Allumez votre holonet sur la chaîne de l’holonews, vous comprendrez pourquoi nous sommes ici.»

Sans dire tout autre mot, Vahamon sorti du vaisseau et il fût confronté à un barrage de garde qui avaient été alertés de son arrivé. L’holonews avait depuis l’apparition publique de Darth Mortuus tenté de le rejoindre sans succès, c’est alors que Vahamon avait décidé d’improviser et de prendre l’initiative de venir défendre les intérêts de son maître alors qu’il était en mission secrète. Le Sith avait préalablement contacté Max Velarion, enquêteur et interviewer professionnel de la chaîne. Il avait été l’un des premiers à s’intéresser à la recrue d’essence d’activité chez les Sith non affiliés. Il avait même réussi à faire la lumière sur une organisation de contrebande visant justement à enrichir certains Sith, la République avait tôt fait d’arrêter les coupables et Velarion avait reçu le titre du meilleur journaliste d’enquête, sa carrière n’avait dès lors fait qu’augmenter avec le temps. Aujourd’hui était un moment important pour Max Velarion, autant que pour Vahamon, Velarion allait interroger pour la première fois de l’histoire galactique un Sith en chair et en os, devant lui, sous les yeux de son propre chef et Vahamon de son côté allait sortir de l’ombre, les projecteurs seraient braqués sur lui et peut-être réussirait-il à faire gagner du temps à son maître. Vahamon marcha d’un pas lent à travers les sombres couloirs de la station spatiale, tous semblaient indiquer l’importance de la liberté de presse, les fondateurs de cette chaîne intergalactique tenaient sans le moindre doute à garder leur objectivité médiatique face aux évènements qui se produisaient d’une part et d'autres de la galaxie. La seule exception était l’attaque de la Roue, les commentateurs politiques et les journalistes s’y étaient tous opposés, il s’agissait d’un symbole puissant, un havre de paix, nul ne pouvait l’accepter. Vahamon pénétra dans le studio d’interviews, des gardes tentèrent de le suivre, mais Max Velarion, assit confortablement dans un fauteuil, les pieds sur le bureau, un cigare de contrebande dans la bouche et une coupe de vin Corellien dans la main, fît signe aux gardes de les laisser seul. Vahamon s’installa en face de lui, en lui serrant la main d’une poignée ferme, il était évident que les deux hommes étaient des leaders nés, leurs regards se confronta un instant et Max fût le premier à sourire et à lui proposer une coupe de vin, chose que Vahamon accepta.

«Chers auditeurs et auditrices, commença Max avec sa voix suave combinée à un ton enjoué, ce soir les fidèles de notre chaîne de nouvelle seront assurément récompensés par la visite exclusive d’un être bien mystérieux. Une première dans nos studios, et poussons l’audace jusqu’à croire qu’il s’agît d’une première dans l’histoire des nouvelles galactiques. Sans plus tarder, brisons le suspense et comprenez bien que si vous avez des enfants qui écoute notre chaîne, c’est le moment de les envoyez au lit! Pour vous ce soir, en interview spéciale, voici un Sith en chair et en os, désarmé et venu de son plein gré! Je vous présente donc Vahamon le Sith. Dis-moi, Vahamon, qui êtes-vous et que cherchiez-vous à accomplir en me contactant? »

Vahamon avala une légère gorgée de vin Corellien, son bouquet était exquis, son goût mémorable et son odeur n’avaient rien de comparable aux boissons qu’il était habitué de boire. Le Sith garda le silence durant un long moment, créant le suspense de l’auditoire et testant l’impatience du journaliste. Il sourit alors avant de débuter.

«Qui je suis n’a aucune importance Max. Dit-il avec un sérieux implacable. Ce que je suis et qui je représente est beaucoup plus important. Je suis Vahamon disciple de Darth Mortuus et mon but n’est nul autre que de défendre l’intégrité, l’existence et l’essence même de notre légitimité d’exister. »

Le journaliste sembla perplexe, il s’attendait sans doute à ce que Vahamon profite de cette tribune pour mousser son influence au sein des Sith, il n’en était rien.

« Donc, vous êtes Vahamon le Sith larbin du terrible Darth Mortuus, c’est cela? Ironisa le journaliste sans laisser le temps au Sith de répondre. Votre maître a terrorisé la Roue en l’attaquant de manière déshonorable et en l’asphyxiant d’un virus mortel, pis encore, ce même virus ranime les morts à la vie. Pourquoi votre maître a-t-il procédé ainsi? Qu’est-ce qui prouve à nos chères holospectateurs que vous êtes bien l’apprenti de Darth Mortuus et non un illuminé prétentieux? »

Vahamon lui jeta alors un regard noir, tous pouvaient voir le brun noisette de ses yeux prendre la forme de la colère, Max sembla le remarquer lui aussi et il recula donc son siège à titre de prévention. Vahamon devait se maîtriser, il n’avait aucune expérience en entrevue politique, mais il savait instinctivement que le journaliste recherchait une sensation, une émotion qu’ils utiliseraient contre lui.

«Il n’y a pas de plus grande preuve de prouver qui je suis que le simple fait que je sois toujours vivant. Répondit-il du tact au tact. Si mon maître désapprouvait mon initiative, où encore si je n’étais qu’un illuminé prétentieux, je ne serais plus de ce monde. Si dans les cinq secondes qui suivent, cette station n’est pas envahie d’un virus mortel, cela veut dire que je suis bel et bien celui que je prétends être. Pour répondre à votre question, Max, je ne suis pas le larbin de Darth Mortuus, non. Darth Mortuus ne tolère pas les larbins, il recherche des créatures ayant le sens de l’initiative, ayant une vision globale du futur, de la vie, mais aussi de la mort. Le terme larbin n’est qu’une expression péjorative alimentée par votre peur, Max Velarion, vous vous retranchez dans les insultes afin de provoquer ma colère. C’est une tactique que vous cesserez d’employer, cela est indigne de vos qualités journalistiques. Ressaisissez-vous, je suis en train de vous donner la chance de votre vie d’être immortalisé à tout jamais. »

Max Velarion sembla dès lors piqué par la colère, son regard devînt tout aussi noir que celui de Vahamon et les deux être restèrent dans muet quelques secondes durant, l’un fumant son cigare, l’autre buvant de son vin.

« Je n’ai pas peur de vous, finit-il par dire avec force, si c’était le cas, je n’aurais jamais excepté de vous interroger en personne. Quoi qu’il en soit, Vahamon, vous marquez un point. Mes attaques à votre égard sont indignes de mon auditoire et je m’en excuse. Bien sûr, si vous aviez pensé un seul instant aux familles affectées par le massacre sur la Roue, je les maintiendrais, mais comme vous semblez en être fière, je maintiendrais plutôt mon terme de larbin. Il s’agit là, je le crois bien, d’un équilibre des choses. Vous et votre maître êtes la cause d’une tragédie alors vous allez assumer les termes que je vous attribuerais. Pourquoi avez-vous attaqué la Roue, larbins? »

L’acolyte éclata alors d’un rire sonore, raisonnant dans le cœur de chacun des êtres qui pouvait écouter cette entrevue, il observa le journaliste avec une certaine pitié, celui-ci empestait la peur, il voyait la sueur s’écouler de son front. La seule raison qui lui permettait de l’insulter de la sorte était parce qu’il savait qu’il y avait une dizaine de garde n’attendant que son signal pour rentrer dans le studio. Vahamon, riait à gorge déployée, d’un rire laissant planer son contrôle évident sur la situation.

« Désirez-vous véritablement continuer dans cette voie Max? Demanda-t-il calmement. Vous empestez la peur, votre visage est perlé de sueur, vous fumez frénétiquement votre cigare en sachant qu’il s’agît peut-être bien du dernier. Tous êtres dignes de ce nom qui vous aperçoit en ce moment, utilisateur de la force ou pas, le savent. C’est justement ce qui est admirable de vous, Max, vous affrontez vos peurs dans l’intérêt de votre public, plus que pour le vôtre. Si j’étais un membre de l’audience en ce moment même, je vous admirais et je vous prendrais en exemple pour votre courage, j’en ferais l’éloge absolu : voici l’homme qui malgré ses peurs, a osés affronter verbalement un Sith. Oui, mon enfant, vous êtes un être courageux, vous l’avez prouvé. Maintenant, cessez d’agir en enfant et agissez en homme. Faites fonctionner vos neurones et écoutez bien les réponses que je vous dicterais. »

Le cigare du journaliste tomba de ses lèvres, il le récupéra vivement et il l’éteignit aussitôt. Le cœur de celui-ci battait à toute allure et les sueurs qui perlaient dans son visage, la peur qui s’éveillait dans son regard prouvaient qu’il regrettait vivement cette entrevue. Il resta bouche bée un instant, il venait de perdre tout contrôle de son entrevue, puis il fît un signe à Vahamon de continuer.

«Je ne suis pas à l’origine de l’attaque de la Roue, déclara Vahamon en abaissant son capuchon, mon maître l’est et le mérite de ce plan lui revient de plein droit. Je n’usurperais pas les prouesses d’un autre, pas plus que mon maître le ferait. Nous sommes de cette engeance de Sith qui croit en une cause plus grande que nous-mêmes, une cause qui demande des sacrifices, des compromis et du courage. Nous n’avons d’autre but que la légitimité de notre survie. L’attaque de la Roue, la revendication de cette attaque, toutes actions à une raison d’être, toutes actions, quels qu'elles soient sont justifié. Nous voulons survivre, nous voulons que les peuples de la galaxie sachent qu’ils ont une alternative à ce qu’ils connaissent de la République et du Consulat, nous sommes Sith et nous ne sommes pas morts! La Roue n’est que le commencement, Max, vous devez comprendre qu’il s’agissait là d’un acte d’autodéfense. Depuis trop longtemps la République et le Consulat de Skyuur ont tenté de nous détruire, alors que les plus lâches d’entre nous ont rejoint la Garde Sénatoriale et la Légion Sith, nous, nous avons survécu, nous avons enduré et à présent, nous avons attaqué.

Pourquoi s’en prendre à la Roue, Max? Parce que la Roue est un symbole de l’intégrité commercial et politique de la galaxie. Un lieu de paix dans lequel chaque peuple peut commercer, signer des traités diplomatiques ou encore exercer son influence sans être soumis à l’autorité Républicaine où Consulaire. La Roue était une station spatiale que les autorités disaient hors d'atteintes, hors de portées et hors d’intérêt d’être attaqué. Nous vous avons prouvé que l’autorité s’était fourvoyée. La Roue, en plus d’être un symbole, n’était pas une planète. La Roue est un endroit fermé, où les risques de contamination sont réservés à ceux qui y pénètrent. Bien que des familles sont affectées par notre démonstration, la Roue était le seul endroit acceptable d’importance qui pouvait être visé sans décimer une population ou une espèce entière sur une planète à l’air libre. L’hécatombe de la Roue est donc un mal nécessaire, une douce vengeance pour tous les Sith, y compris pour ceux qui ont rejoint la Garde Noire et la Légion Sith. L’hécatombe de la Roue est une déclaration d’existence, une vengeance envers tous ceux qui ont tenté de nous éliminer. C’est l’attitude intraitable de la République et du Consulat envers notre désir d’exister qui nous as forcés à agir de la même manière, la seule différence est que nous n’avons envahi aucun monde, nous n’avons détruit aucun matériel et que la seule autorité politiquement légitime de nous arrêter est l’autorité décapitée de la Roue.

Vous avez crû qu’avec l’arrivée de la Garde Noire et de la Légion Sith que la domination des Sith était révolue, que l’Empire s’était écroulé à tout jamais, partagée entre la République et le Consulat? J’ai pitié de votre naïveté collective, que croyez-vous que les Sith de la Garde Noire et de la Légion feront lorsqu’ils en auront la chance? Ils usurperont le pouvoir en place et si ce n’est pas eux, ce sera l’Ordre Jedi où l’Alliance. Par ailleurs, vous vous rappelez sans doute que Skyuur était un maître Jedi à l’époque où il était chancelier? Nous, les disciples de Mortuus, nous vous proposons de rétablir la paix. Nous saluons les efforts de la chancelière Républicaine, Tagon Rorik pour ses discours d’assainissement du Sénat Républicain, néanmoins, nous, nous vous offrons un assainissement d’Ordre Galactique, toutes factions confondues. Nous vous offrons de vous joindre aux forces de Darth Mortuus, nous vous offrons de changer l’image de la galaxie, d’éliminer toutes traces de corruption. Nous vous offrons d’être récompensés pour votre mérite et non par votre naissance, nous vous offrons l’image même du changement… »


Vahamon fît une longue pose en regardant le journaliste droit dans les yeux. Il finit scrupuleusement son verre de vin et se leva de sa chaise. D’un geste théâtral, il leva la main droite vers la porte et il bloqua toutes intrusions à l’aide de la force, de son autre main il amena le journaliste jusqu’à lui, toujours en utilisant la force, puis il le souleva de terre. Celui-ci tentait de se débattre, croyant fermement que les gardes de sécurité arriveraient à temps.

«… Vous avez crû trop longtemps, déclara-t-il d’un ton fort et puissant, que nous n’étions que des Vestiges du passé. Vous avez crû trop longtemps que nous, ne connaissions rien d’autre que les enseignements de nos défunts confrères, que l’ombre était notre seul salue, notre seul outil de survie. Vous avez crû trop longtemps que nous étions tous des larbins, agissant pour notre propre cause, que nous n’avions pas d’honneur, pas d’idéaux que l’ambition de tuer nos maîtres afin de prendre leur place. Vous nous avez sous-estimés, vous nous avez traités en fantôme alors qu’il s’agît de vos spectres qui parcourent la Roue en ce moment même. Nous représentons le futur des Sith, notre philosophie à une place pour chacun des êtres de cette galaxie désirant nous rejoindre. N’ayez plus peur, frères Sith, Darth Mortuus et Vahamon vous accueillerez à bras ouvert… Quant à ceux qui seraient tentés de nous barrer la route : vous serez confrontés à trois choix : le premier sera de nous rejoindre, le deuxième sera de vous écarter de notre chemin et le troisième sera la mort. »

Sur ces mots il souleva plus en hauteur le journaliste puis il l’étrangla à l’aide de la force tout en lui adressant un petit sourire narquois.

«Vous aviez un choix. Dit-il à l’adresse de Max, vous aviez le choix de me traiter avec respect, vous avez préféré choisir la mort. Tel que je vous l’avais promis, vous serez immortalisé à travers les âges! »

Ainsi mourut le célèbre Max Velarion, à la vue de tous, de ceux qui admiraient son œuvre, sa carrière et son audace. Vahamon lui avait offert l’immortalité. D’un geste vif, il éteignit l’enregistreur, alluma de sa main libre un cigare de contrebande, tout en continuant de maintenir la pression sur la porte métallique du studio, puis attendit calmement que Jorvis le contacte via Comlink.
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